Retour sur « l’affaire Mélenchon »

Il y a exactement un an, j’ai posté sur Dailymotion une vidéo dans laquelle Jean-Luc Mélenchon s’emporte contre moi.

Cet « incident microscopique », ainsi que l’a qualifié le désormais co-président du Parti de Gauche, datait du 19 mars – entre les deux tours des élections régionales, donc.

Pourquoi revenir maintenant sur cette « affaire » ? Pour relancer le « buzz » ? Certainement pas. Il m’en a trop coûté la première fois pour avoir envie de revivre une telle période.

Simplement, cette vidéo est accessible à tous, et puisque tel est le cas, il me semble utile de mettre également à disposition un maximum d’éléments de contexte.

Par ailleurs, mon silence a laissé tout loisir à Jean-Luc Mélenchon de déformer les circonstances du tournage de cette vidéo (encore récemment ici, par exemple). Il est devenu insupportable d’écouter ses interventions calomnieuses et de rester bouche cousue.

Evacuons d’entrée une première chose : c’est moi qui ai pris la décision de poster cette vidéo sur Dailymotion en utilisant le compte de l’école de journalisme de Sciences Po, où j’étudiais à l’époque – tout simplement parce que je n’avais alors pas de compte à mon nom.

Et la vidéo n’a pas été réalisée dans le cadre d’un prétendu cours de « buzz », comme je l’ai parfois entendu à l’époque (soupir). Il n’existait pas et à ma connaissance, il n’existe pas plus aujourd’hui de tel cours dans cette école (voir ici et ).

Le tournage

Ce vendredi 19 mars 2010, c’est, comme chaque vendredi, jour de simulation de journal à l’école de journalisme de Sciences Po.

D’abord parti tourner dans le 15ème arrondissement avec une camarade, je me rends ensuite seul au métro Cour Saint-Emilion, dans le quartier de Bercy, à Paris.

J’avais vu sur l’agenda de l’AFP que le Front de Gauche y organisait une distribution de tracts.

Je m’y rends donc avec une caméra, en « bi-qualif », comme l’on dit dans le jargon des journalistes, c’est-à-dire en étant à la fois « JRI » (Journaliste Reporter d’Images, celui qui filme) et « Rédacteur » (celui qui pose les questions).

Mon idée : proposer un élément de journal appelé « off+son » (toujours du jargon, désolé…), c’est-à-dire des images d’illustration que le présentateur commenterait en simultané, puis la diffusion d’un extrait d’interview dans la foulée.

L’angle de l’interview était très simple dans mon esprit, et finalement très classique : comment le Front de Gauche, quelques jours après le premier tour, voit-il le second tour et le raz-de-marée qui s’annonçait pour les candidats de la gauche – et, notamment, du Parti Socialiste ?

C’est d’ailleurs l’idée qui ressort de ma première question (rien, de cette première question, n’est caché dans la version intégrale. J’ai simplement appuyé sur « REC » en cours de question).

Après quelques plans d’illustration commence donc l’interview. Voici l’intégralité des images de ce tournage, avec la version intégrale de l’interview, également, pour que chacun puisse juger sur pièces.

Relances et réaction

J’avoue ne plus très bien me souvenir de ce que j’ai ressenti sur le moment. Le plus probable est que j’étais trop concentré sur l’interview pour me rendre compte de la violence des propos de Jean-Luc Mélenchon.

Puisque le co-président du Parti de Gauche s’emporte assez vite, et use de termes insultants à l’encontre du métier de journaliste, j’ai avant tout adopté une posture défensive – tout en restant à mon sens courtois avec mon interlocuteur.

La version intégrale du tournage lève aussi les doutes sur l’introduction de la « Une » du « Parisien » au sujet des maisons closes. C’est bien Jean-Luc Mélenchon qui amène cet élément dans notre conversation, et en aucun cas moi.

J’insiste également sur la question de la prostitution parce qu’elle me semble être, à l’inverse de ce qu’affirme Jean-Luc Mélenchon, un débat de société.

Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir des conversations, en famille ou entre amis, sur le sujet. Le fait que mon interlocuteur balaie le sujet alors que c’est lui-même qui a discuté la pertinence de cette « Une » me paraissait injustifié.

« Le Parisien » avait fait son boulot (et l’avait bien fait)

Je me souviens par ailleurs très bien avoir lu, la veille de l’interview, « Le Parisien » en question.

Première remarque : le quotidien a titré sur la réouverture des maisons closes non pas deux jours après le premier tour, comme l’indique Jean-Luc Mélenchon, mais quatre jours après. Cela peut paraître un détail, mais en « temps journalistique », deux jours de différence, c’est beaucoup.

Deuxième remarque : « Le Parisien » avait fait un travail plus qu’honorable sur la question des élections régionales, avant et après le premier tour. Pour preuve : les « Unes » du « Parisien » datées de lundi 15 et mardi 16 mars étaient en l’occurrence consacrées aux élections régionales.

En fait, Jean-Luc Mélenchon semble s’étonner et regretter que les « grands médias » ne parlent pas de politique toute la semaine suivant un premier tour d’élection.

Mais il me paraît difficile de reprocher à un journal populaire comme « Le Parisien » de s’adresser à son lectorat ; si le quotidien avait effectivement parlé de politique en « Une » toute la semaine, il est probable que cela s’en serait ressenti au niveau des ventes.

La suite est limpide : au lieu de privilégier la courtoisie et la raison, Jean-Luc Mélenchon choisit la confrontation et l’injure.

« Pourtant, je vote à gauche »

Cela pourra paraître un choix discutable, notamment pour certain(e)s confrères, consoeurs, ou collègues, mais j’ai choisi de publier l’intégralité de la vidéo, en incluant la fin, initialement coupée au montage.

Il m’avait semblé à l’époque que l’objet de la vidéo, c’était cette altercation, et que mes opinions politiques ne regardaient que moi.

Mais je publie aujourd’hui intégralement cette vidéo, et il serait malhonnête de ma part d’en laisser de côté cette partie.

Inclure ma dernière réaction permet aussi de contredire la version de Jean-Luc Mélenchon, qui, à plusieurs reprises, a prétendu que j’avais « pleurniché » en fin d’interview en le suppliant de m’expliquer pourquoi il s’adressait ainsi à moi, un jeune de gauche. Cela, aussi, est donc faux.

Ma réaction est plutôt celle d’un étonnement de ma part : je suis plutôt du même bord que cet homme…et je me dis alors : une personnalité politique de premier plan (et qui plus est de gauche, à mon sens) se doit d’être exemplaire si il ou elle aspire à représenter ses concitoyens.

Or, ce n’est clairement pas le cas ici. Sur le coup, j’étais donc très surpris, et très déçu. J’ai laissé échapper cette réaction, c’est ainsi.

Mais le fait que je me situe politiquement à gauche ne m’empêche pas de faire mon travail de journaliste en gardant une distance.

Les journalistes ont des opinions politiques, il serait stupide de le nier. Mais quand un(e) bon(ne) journaliste fait son métier, il ou elle arrive à mettre ses préférences politiques de côté.

Je crois en avoir fini avec cette explication a posteriori. Je répondrai, aussi rapidement que possible, aux éléments qui demeureraient malgré tout obscurs. Les commentaires injurieux, évidemment, ne seront pas publiés.

Félix Briaud.

Ajout du 31 mars, 17h05

Voici l’altercation, vue d’une autre perspective : celle de la caméra d’autres étudiants en journalisme présents ce jour-là.

Cette vidéo inclut la fin de la discussion, dont je ne disposais pas puisque j’avais arrêté l’enregistrement sur ma caméra.

Publicités
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

249 commentaires pour Retour sur « l’affaire Mélenchon »

  1. Gerard dit :

    Ton égo de journaliste débutant a été bafoué ?
    Ta question qui se veut piégeuse sur les tracts du PS, les questions préformatées, etc, …
    Parler des maisons closes alors qu’on est en pleine élection, non mais tu oses encore te plaindre ?
    T’es juste tombé sur un mec qui manie pas la langue de bois et qui répond franco, ça te choque ? T’as pas l’habitude ? C’est dommage …
    PS: je me branle de Mélenchon

    • Felix Briaud dit :

      Bon… le premier d’une longue série, sans doute.

      Je n’ai jamais parlé de mon égo de journaliste débutant. « Ma question qui se veut piégeuse », comme vous dites (on ne se connaît pas, hein : je vous vouvoie, donc) trouvait sa source dans le fait que, le matin même de l’interview, j’ai pris le métro près de chez moi, où j’ai vu un militant, flanqué de son badge Europe Écologie, distribuer un tract…de la liste PS. Et cela m’avait étonné.

      Parler des maisons closes en pleine élection a été le choix du « Parisien », c’est leur droit.

      Et puis de toute façon, on est un peu toujours en période d’élection, non ?

      Cordialement.

      • Christophe dit :

        Je ne vous connais pas, Mr Félix Briaud, je n’ai pas une haute opinion des journalistes que je trouve souvent complaisant avec le monde politique, mais j’ai trouvé que vous avez menez un interview de qualité, de manière intelligente, rebondissant sur les réponses de M Mélenchon. Par contre, en regardant l’intégralité de l’interview, je ne comprends pas vraiment pourquoi M Mélenchon s’énerve, à aucun moment vous n’avez été agressif. J’espère que vous pourrez continuer à exercer votre métier de journaliste selon vos principes.
        Cordialement.

      • Julien dit :

        J’ai écrit cela sur un site avec 500 millions d’amis. (Le lien de ce blog a été posté par une amie qui est journaliste pour la chaîne Public Sénat et je suis moi même fils de journaliste de presse écrite (40ans de carrière).)

        « Je ne vois qu’une seule explication plausible à cette violence/colère injustifiée de Mélanchon : Briaud doit vraiment avoir une « sale gueule de petit étudiant bourgeois » qui énerve profondément Mélanchon. Autrement dit, c’est un délit de sale gueule ni plus ni moins.

        L’erreur de Briaud est d’avoir rebondi sur le « débat maisons closes qui est un vrai débat ».

        Cette répartie peu inspirée était peut être sous le coup de la conversation improvisée avec cet illustre personnage de la scène politique française mais le fait qu’il insiste sur son blog sur la pertinence de cette question.. me laisse sans voix. Dans ce cas, effectivement M. Briaud ne sait pas hiérarchiser ses sujets.

        Il vient pour interviewer Mélanchon sur le raz de marée de la gauche et au lieu de garder son cap, il réagit au premier exemple du leader gauchiste sur le mauvais travail des médias… Du coup il s’est fait croquer, à juste titre ai je envie de dire, puisqu’un mouton va rarement clasher les loups à moins d’être préparé à se faire bouffer. Et malheureusement pour l’étudiant, c’est bel et bien un « incident microscopique ».

        Après avoir parcouru ce blog, je ne doute absolument pas des qualités de son auteur et d’une certaine éthique… mais cette vidéo met « juste » en lumière la loi de la jungle mediatico-politique… et toute la violence qui en découle pour les non prédateurs.

    • Freland François-Xavier dit :

      Cher Félix,
      Juste un mot pour te féliciter pour ton courage, ta dignité et ton professionnalisme. Tu es tombé sur un homme qui manie l’insulte gratuite et utilise un style racoleur bien dans l’air du temps et ça plait apparemment. Plus c’est simpliste et malhonnête, et plus on trouve ça courageux et intelligent. En tous les cas, on est loin des idéaux de tolérance, de fraternité, de respect de l’autre censés défendre la gauche progressiste. La seule idée que je partage avec Monsieur Mélenchon, c’est que certains médias, portent parfois trop d’importance à certains thèmes au détriment des autres, afin de détourner l’attention volontairement d’une autre actualité, voire pire : afin d’influencer l’opinion. Par exemple : le thème de l’insécurité qu’on nous ressert à chaque élection présidentielle… Mais je trouve dans cette logique, qu’on accorde bien trop d’importance à Jean-Luc Mélenchon et que cela en devient troublant. Pour le reste, ses propos parlent d’eux même, Monsieur Mélenchon n’est pas pour une presse libre, indépendante comme il le prétend, « objective » il veut un journalisme militant comme au Venezuela, ou ailleurs, où finalement, « le mensonge pour la bonne cause » d’un côté de la presse comme de l’autre (pro et anti chaviste) est devenue la base, où l’on confond souvent éditorial politique et enquête sérieuse. Quelle leçon de journalisme, quel humanisme ! Amitiés. François-Xavier Freland , journaliste au Venezuela

  2. fatimabenomar dit :

    Jean-Luc Mélenchon parle de temps en temps de cette vidéo dans les médias car on ne cesse de l’interroger là-dessus, car les journalistes lui ont cassé la tête avec cette histoire pendant de longs mois. Pendant ce temps, les gens de gauche enrageaient, de les voir éluder les vrais questions sociales et politiques pour mettre en avant votre vidéo. Tant mieux pour vous (et tant pis pour le débat) si c’est encore la première vidéo qui apparait quand les gens tapent Mélenchon sur Google, histoire de s’informer. Ce buzz que vous tentez ridiculement de relancer fut une arme de destruction neuronale massive. Maintenant faut arrêter de tourner en orbite autour de votre nombril, enterrer cet événement sans importance, devenir un journaliste pour de vrai et vous intéresser à autre chose. La France est en crise, les gens ont faim, en fait on s’en fout de ce micro-événement…

    • Felix Briaud dit :

      « Pendant de longs mois », dites-vous, les journalistes éludaient les « vraies questions sociales et politiques » au profit de ma vidéo…

      Il est dommage que votre engagement militant manifeste l’emporte sur votre honnêteté intellectuelle.

      Le « buzz », dont je ne pouvais pas soupçonner qu’il se produirait, a duré quelques semaines, tout au plus.

      Il me semble que les médias ont beaucoup parlé, ensuite, du mouvement contre la réforme des retraites, de l’affaire Woerth-Bettencourt, ou encore, récemment, des maladresses de Michèle Alliot-Marie, pour ne citer que ces trois « vraies questions sociales et politiques ».

      Cordialement.

    • Rima dit :

      Hello Fatima.

      Quand un homme politique parle comme ça -et Mélenchon est je crois un homme politique- il sait très bien que ce genre de réaction « à chaud » sera repris partout, qui plus est s’il y a une caméra.

      La colère systématique de l’homme me semble bien trop systématique pour être honnête et authentique et peu constructive sur « les questions sociales ». À mon avis c’est le dernier étonné de voir cette vidéo sortir partout et tout le temps dans lequel il apparaît « anti médias » -et ça aujourd’hui c’est pas mal pour draguer des bouts d’electorat.

      Ça veut dire que Mélenchon a menti sciemment pendant des mois à propos de cette vidéo. Il y a certes de vraies problème en France, mais l’un d’eux est que plus personne ne fait confiance ni aux politiciens ni aux médias. Apparemment ils ont raison, et Mélenchon en est juste un exemple de plus. C’est fatiguant c’est tout.

      Par ailleurs je trouve cela un peu gonflé de parler à Félix Briaud -que je ne connais pas- de son nombril qu’il n’a pas affiché depuis un an alors que toi-même tiens un blog un poil autocentré. Bon c’est de l’attaque un peu puérile mais le problème avec les militants comme toi c’est qu’on a l’impression que la vérité vous importe finalement assez peu.

      Allez.

      • tilk dit :

        pareil que Rima
        Allez

      • YB dit :

        Pour utiliser le mot « systématique  » il faudrait vérifier au quotidien son comportement… Hors il me semble que vous formez votre opinion que sur ce qui transpire des média…C’est à dire une vision partielle et peut-être partial du comportement de JL Mélenchon.
        Cordialement

  3. Sumatra dit :

    100% mauvaise foi pour melenchon.

  4. ludovic dit :

    Désolé Mr Briaud mais je suis complètement d’accord avec Mr melechon sur le traitement de la politique en france par les vieux médias. Et c’est vrais que c’est énervant quand on voit l’influence de ces médias…

  5. MdM dit :

    Eh bé. Mélanchon qui amène le sujet sur la prostitution et qui ensuite vous en fait le reproche. On va dire qu’il était fatigué, allez. Pourtant moi aussi son programme m’intéresse. Bon , il a pété un câble, ça arrive. Va falloir qu’il se contrôle un peu mieux s’il veut arriver aux plus hautes responsabilités. C’est qu’il est encore un peu jeunot, il manque d’expérience… Trop impulsif. Il me fait penser à quelqu’un, euh… voyons. Ah ben oui, il peut être président alors.

    • Omar dit :

      Melenchon n’amène pas le sujet de la prostitution il prend la Une du Prisien qui traite de la prosdtitution pour illustrer son idée que les journaleux du parisien ne font pas du journalisme mais de l’infotainment comme disent nos amis américains c-à-d du sensationnalisme et du racolage de bas étage…
      Essayez de comprendre les propos des gens avant de critiquer ca évite d’avoir l’air bête… et fatigué…
      Cordialement.

      • Felix Briaud dit :

        C’est une pensée un peu tarabiscotée, tout de même, que l’on retrouve souvent dans les commentaires. Au moins, vous, vous n’êtes pas haineux…

        Ne pensez-vous pas qu’en amenant le sujet de la « Une » du « Parisien » qui traite de la prostitution, Mélenchon amène tout de même un peu le sujet de la prostitution dans la conversation ? S’il ne m’avait pas mentionné cette « Une », je ne lui aurais sans doute jamais parlé de la question de la prostitution.

        S’il discute la pertinence du choix de cette « Une », il faut qu’il s’attende à ce qu’on argumente pourquoi le journal en question a fait le choix de cette « Une ». Et c’est bien parce que c’est un sujet de société.

      • Meligh dit :

        Tout à fait d’accord. Dans un argumentaire on discute les arguments. Pas les exemples.

      • MdM dit :

        Ah bon je suis bête, ok. On est toujours le bête de quelqu’un. Et on ne doit pas critiquer non plus ? Les intelligents sans doute ont ce droit, les « belles personnes » je suppose.
        Votre cordialement vous pouvez vous le garder.

      • Xav dit :

        Je me suis infligé la vision de cette vidéo encore une fois pour me la remettre en tête et je vous suis sur cette analyse.
        J’ajoute que M.Briaud donne l’impression de n’avoir strictement rien préparé avant de poser ses questions. Au moins ça confirme son statut d’étudiant: il fallait l’être pour n’avoir à ce point pas bossé avant… ^_^
        Donc un jeune étudiant pose des questions dont il écoute assez peu les réponses (à mon sens: j’ai compris la même chose que l’intervenant précédent, donc Maisons closes dans ce contexte = exemple pas important en soi), n’a pas vraiment travaillé l’angle de son interview et se retrouve, je veux croire involontairement, à la tête d’un buzz mémorable qui a duré presqu’un an.

        Mon conseil sur l’affaire: laissez tomber, passez à autre chose, et préparez un peu mieux la prochaine.

  6. Jean-Philippe dit :

    Bonjour,
    Vous pourriez expliquer ce que vous entendez par « Il faut savoir différencier son métier et ses opinions »?

    • Felix Briaud dit :

      Bonjour.

      Je l’explique en substance dans le billet : je parle en l’occurrence de mon métier de journaliste, celui que je préparais à l’époque.

      Sauf à travailler dans un organe de presse qui assume ouvertement une orientation politique, j’estime qu’un journaliste qui travaille pour un public varié doit se contenter d’exposer les faits ; et laisser son public juger un fait d’actualité par lui-même.

      J’espère que cela éclaircit la question que vous soulevez.

      • Jean-Philippe dit :

        Si je comprends bien, vous ne considérez donc pas que le simple fait de se contenter d’exposer des faits, dans la presse destinée à un « public varié », est une posture politique en soi?

        Vous êtes politique après 18h00?

      • Felix Briaud dit :

        Concernant votre première question, je réponds non. Exposer des faits à un public varié n’est pas une posture politique, c’est faire du journalisme.

        Et je ne comprends pas votre deuxième question, mais si vous voulez, je travaille cette nuit sur Europe 1, pour y donner les infos entre 1h et 5h30.

        Donc après 18h, en ce moment, je suis (aussi) journaliste.

      • Matthieu dit :

        Je cite La Brique sur ce sujet : l’objectivité du journaliste est un leurre : la manière de présenter les faits, ce qu’on ne dit pas, ce sur quoi on insiste, à qui on donne la parole : autant de démarches forcément subjectives et politiques, reflet d’une certaine réalité.

      • Arthur_Michel dit :

        Je suis très proche des idées de JLM. Sur cette histoire, je pense malheureusement que vous avez été une victime collatérale de la stratégie médiatique de Mélenchon et de peoplisation de l’information du monde journalistique.

        Il y’a une part de vérité dans les propos de JLM quant au travail des journalistes. Comme le disait Rocard, ce n’est pas que vous êtes (les journalistes, je précise) sots, mais tout simplement parce que vous êtes pris par « la nécessité professionnelle de l’image ». Tout ce qui est explicatif est long et ennuyeux. On est fidèle à l’image lorsqu’elle change, qu’elle est passionnée et conflictuelle. Internet, par l’accroissement du flux d’informations a conduit à ce que les autres médias s’alignent sur cette manière de faire de l’information. Voila pour les griefs à l’encontre de la presse.

        Inversement, JLM n’est pas blanc de tout soupçon. Il sait comment fonctionne le monde journalistique et il sait ce que je viens de dire précédemment. Etant donné que le PG ne dispose pas du temps d’antenne d’un UMP ou d’un PS, sa stratégie vise à buzzer. Et l’on buzze dans les médias lorsqu’on s’en prend aux journalistes. L’homme a de la verve , de la gouaille, du charisme et un fort potentiel de communication. Il n’a pas peur d’aller à l’affrontement avec ceux qui s’opposent. Le résultat est le suivant : Apathie, Clark, Demorand s’en sont pris à lui, réflexe de caste pour défendre l’honneur journalistique mais surtout car ils souhaitent revivre ce genre de vidéos conflictuelles, afin de buzzer.

        Là où la stratégie de communication de JLM est splendide, c’est que vous remarquerez que maintenant, une fois la machine à briser du Méluche est lancée, il ne rentre pas dans le petit jeu de la provocation et du combat. On se retrouve alors avec des journalistes agressifs et un JLM qui passerait presque pour une victime. En cela, c’est très bien joué de sa part.

        Malheureusement cher Felix, vous fûtes une victime collatérale de cette stratégie…Le temps fera son oeuvre et bientôt tout le monde aura oublié cette affaire.

      • le Prolo du Biolo dit :

        Et vous pensez vraiment que c’est possible ?? Et que rien de vos propres opinons, de votre histoire personnelle, de vos influences, etc … ne transparaîtra jamais dans vos articles ?

        En fait l’important n’est pas que les médias soient objectifs, c’est impossible, mais 1°) qu’ils professent clairement leurs opinions au lieu de s’en cacher. Et 2°) que l’éventail des médias d’opinions ainsi représentés soit très large.

        Ensuite aux lecteurs de choisir entre les uns et les autres, et de se faire ses propres opinions sur la base des arguments présentés.

        Cette pseudo objectivité n’est qu’un leurre et qu’hypocrisie.

  7. AM dit :

    Tempête dans un verre d’eau.
    Il est temps de passer à d’autres choses… plus sérieuses ?

    • Felix Briaud dit :

      Avec joie !

      C’est une des premières fois que je réagis à cette « affaire ». Je le fais parce que c’était il y a un an, jour pour jour, et que Jean-Luc Mélenchon n’a pas eu de scrupule à raconter n’importe quoi depuis la publication de la première version.

      Mais aussi parce qu’un grand nombre de gens m’ont demandé, ces douze derniers mois, des précisions sur le contexte de l’interview.

      Cordialement.

      • Derek dit :

        Je vous remercie d’avoir publié une version non montée.
        Cependant il me semble qu’un an après l’événement, vous n’ayez toujours pas réfléchi au sens du discours de M. Mélenchon. Le sujet des maisons closes ? Vous tapez à côté ! Le sujet que M. Mélenchon met sur le tapis est la Une du Parisien (qui concerne les maisons closes, mais qui aurait pu concerner n’importe quel sujet mineur), et vous ne l’avez pas compris ainsi. Sur le moment je le conçois, mais un an après… il faudrait vous remettre en question.

        Votre point de vue sur « le sujet qui intéresse les gens » que j’ai lu un peu plus haut est exactement ce pour quoi il vous insulterait encore aujourd’hui : vous estimez qu’il faut traiter les sujets qui font vendre plutôt que les sujets importants.

        Je n’irai pas jusqu’à l’insulte car j’estime que c’est un tort qu’il a eu, mais je ne considère pas votre point de vue comme très glorieux.

      • Malaberg dit :

        Ah, je souscris complètement au point de vue de Derek.

  8. Morlos dit :

    @Gerard : Si on peut avoir l’impression que M. Mélenchon ne manie pas la langue de bois c’est simplement parce qu’au lieu de proposer des non-réponses comme les autres, il insulte ses interlocuteurs pour faire sombrer la discussion dans la foire d’empoigne. À mon sens, c’est bien pire et indigne d’un homme politique.

    @fatimabenomar : Il y a en effet d’autres problèmes en France… C’est bien dommage que M. Mélenchon choisisse (à mon avis, pour faire SON buzz) d’insulter, rabrouer et invectiver régulièrement des journalistes, ce qui n’a pour effet que de rendre inaudible ce qu’il pourrait avoir à dire d’intéressant.

    • le Prolo du Biolo dit :

      Mélenchon est pourtant un de ces rares hommes politiques qui argumentent leurs positions.

      Si l’on regarde la suite de l’altercation, filmée par un autre témoin, on comprend mieux l’énervement de Mélenchon, et moins que vous n’ayez toujours pas compris son argumentation:

      http://dai.ly/gBlEkz

  9. herculo dit :

    Je suis d’accord avec vous pour dire que le débat sur les maisons closes est un débat de société, avec toutes les questions que ça soulève, c’est un débat citoyen intéressant s’il est traité avec sérieux et pragmatisme, comme cela peut être le cas dans d’autres pays européens.

    Cependant, vous auriez tout à fait pu saisir la pensée de Mélenchon lorsqu’il évoque la une du « Parisien », il s’agit peut être d’une once de malhonnêteté intellectuelle de votre part. Lorsqu’il vous parle de consumérisme électoral en réponse à votre question sur le taux élevé d’abstention et son point de vue sur le rôle des médias dans le désintérêt des citoyens pour la chose publique.

    Par ailleurs, le fait que vous votiez à gauche ne veut absolument pas dire que vous êtes une personne de gauche, et je pense que le choix de son métier et son exercice est acte politique, conscient ou non.

    Comme exemple de bon journaliste que je crois indépendant, il y a Pierre Carles, fan de Bourdieu (auteur de critiques très pertinentes des médias), prêt à tout, même à se mettre à dos sa corporation pour diffuser une information de qualité, utile au citoyen curieux.

    Cependant, comme tout le monde vous avez droit au respect, et effectivement, le tempérament de Mélenchon, ne lui a pas permis de vous le manifester jusqu’au bout de votre échange, mais vous avez surement dû vous en remettre.

    • Felix Briaud dit :

      Oui, je m’en suis remis, merci de vous en soucier ! C’est trop rare, en ce bas-monde…

      Lors de l’interview, mille scénarios différents auraient pu se produire. J’ai choisi de réagir aux propos de Jean-Luc Mélenchon sur la « Une » du « Parisien » et de le relancer après qu’il a affiché du mépris pour les prostituées et le débat sur les maisons closes. Comme dirait Hegel, « c’est ainsi ».

      Cordialement.

      • seb_seb24 dit :

        Mélenchon ne s’en prend nullement aux prostitués, mais au sujet ; est-ce si difficile de faire la différence entre le fond et la forme ?
        Je vous prête plus d’intelligence, et si vous ne l’avez toujours pas compris, cela viendra certainement avec un peu de recul, même si lorsque l’on se sent agressé, comme vous le faites remarquer dans la vidéo, il devient alors très difficile de faire la part des choses.
        Être juge et partie ne permet que trop rarement d’être impartial. Certainement un des exercices les plus difficiles qu’il soit…

  10. lemexicain dit :

    « Evacuons d’entrée une première chose : c’est moi qui ai pris la décision de poster cette vidéo sur Dailymotion en utilisant le compte de l’école de journalisme de Sciences Po, où j’étudiais à l’époque – tout simplement parce que je n’avais alors pas de compte à mon nom ».

    Ça commence très mal… Je suis l’auteur des 4ème et 6ème commentaires de la vidéo qui a buzzé sur Dailymotion. Tu avais un compte à ton nom dès le jour où tu as posté cette vidéo, puisque tu as répondu à mes commentaires (et à d’autres) en utilisant le compte « Felixbriaud », sur lequel tu viens de placer ta nouvelle vidéo. Je ne sais pas pourquoi tu cherches à le cacher, mais tu aurais très bien pu uploader la vidéo sur ce compte, sans passer par ton école. C’est un jeu d’enfant…

    Il faudrait vraiment être très naïf pour ne pas comprendre qu’en te présentant dès le premier commentaire comme l’auteur de la vidéo, en mettant ton nom en avant, ton intention était de te faire ce que les apprentis journalistes appellent du — excusez-moi pour le terme technique — « personal branding » (source : article de CQFD, via Acrimed). Bref, d’utiliser le net pour te faire connaître avant même d’être sorti de ton école. D’ailleurs, tu t’en es aussitôt vanté sur ton compte Twitter. C’est bien, tu t’es fait un nom… Mais à travers ton attaque personnelle contre Mélenchon, plus que porter atteinte à son image, tu as nui au travail d’un grand nombre de militants, qui ont perdu de précieuses heures à lutter contre les raccourcis et les amalgames d’un grand nombre de journalistes… De précieuses heures qu’ils auraient pu (ou plutôt que nous aurions pu) passer à argumenter sur des questions de fond, s’il n’y avait pas eu ce buzz à la noix…

    Je me garderai bien de revenir sur le contenu de la vidéo (dont il manque toujours la fin) car j’en ai vraiment ras-le-bol d’avoir encore à payer les conséquences du battage médiatique qui a été fait autour. Que les médias aient donné une telle importance à un fait aussi mineur donne d’ailleurs raison à Mélenchon et à tous les autres acteurs de la critique du système médiatique. Le divertissement d’abord, l’information ensuite… s’il reste du temps avant la page de pub suivante !

    • Felix Briaud dit :

      Bon… ce commentaire est plus désolant qu’autre chose, mais je vais prendre le temps d’y répondre.

      J’ai effectivement répondu sur Dailymotion, dès le 29 mars 2010, jour de publication de la vidéo, avec mon compte « felixbriaud », que je venais tout juste de créer.

      Puisqu’Internet ne semble plus avoir de secret pour vous, demandez donc à Dailymotion quel jour (et surtout à quelle heure), mon compte personnel a été créé. Vous verrez que sa création est postérieure à la publication de la vidéo, version courte, via le compte de l’école de journalisme.

      J’ai immédiatement ouvert un compte personnel parce que je ne voulais pas répondre avec le compte de l’école…justement pour ne pas engager l’école, et assumer moi-même la publication de la vidéo.

      Et en aucun cas pour faire du personal branding, cela m’est complètement égal (vous ne pensez pas que je serais beaucoup plus apparu dans les médias si j’avais effectivement voulu faire du « personal branding » ? Pour l’anecdote, j’ai refusé une invitation au « Grand Journal » de Canal +).

      Vous ne trouvez pas cela utile de savoir, enfin, qu’une personnalité politique de premier plan peut autant manquer de respect, pas seulement à un journaliste, mais également aux prostituées, et aux gens en général ?

      Visiblement, vous préférez parler sans savoir, accuser sans avoir tous les éléments en votre possession. Continuez, je dois reconnaître que vous faites cela très bien.

      • lemexicain dit :

        Quand on ne veut pas se faire de la publicité on évite de mettre à ce point son nom en avant, tout comme lorsqu’on ne veut pas engager son école, on évite d’utiliser le compte Dailymotion de cette dernière pour poster des vidéos personnelles. Créer son compte personnel c’est gratuit et ça prend 5 secondes. L’argument est bidon, ça ne tient pas. Ça n’a pas grande importance, mais il serait plus honnête de le reconnaître.

        Je reste persuadé que cette vidéo était destinée à mettre ton nom en avant. D’ailleurs ça a fonctionné puisqu’il a été repris dans les médias. Pas mal ton anecdote concernant le « Grand Journal » : une belle preuve supplémentaire (mais au fond, en avait-on encore besoin ?) de la futilité de cette émission de divertissement. Moi je crois que tu l’as assez mal vécue cette polémique, et que tu t’en es tellement pris plein la figure que ça t’a passé l’envie de t’exposer davantage. Mais en même temps, fidèle à mes habitudes, je parle sans savoir…

        Quant au fait d’utiliser cette vidéo pour faire croire aux gens que Mélenchon est indifférent au sort des prostituées, c’est du grand n’importe quoi. Non seulement il s’est empressé d’exprimer des regrets sur l’ impression que pouvait donner cette vidéo, mais en plus il avait voté au Parlement européen, un mois plus tôt, en faveur d’un texte qui condamnait fermement la prostitution et abordait notamment la question des maisons closes. Il l’a commenté sur son blog, avec son explication de vote. C’était à disposition de tout le monde, mais pas un des nombreux commentateurs éclairés (pour ne pas dire journalistes) n’a été foutu de le signaler…

        Moralité de l’histoire : avant d’informer les gens, il faut déjà commencer par se renseigner correctement soi-même.

      • Felix Briaud dit :

        Je n’ai pas créé mon compte personnel pour publier la vidéo parce que je ne pouvais absolument pas savoir quel retentissement ça aurait.

        Quand j’ai vu la tournure que ça prenait, j’ai créé mon compte personnel. On peut continuer d’en parler pendant des heures, mais c’est vraiment sans intérêt.

        Simplement, puisque vous parlez d’honnêteté, du coup, vous reconnaissez que vous avez parlé trop vite dans votre premier commentaire ?

        Il est possible que Jean-Luc Mélenchon défende les prostituées, au Parlement Européen et ailleurs. Il se trouve, ici, qu’il les a appelées « putes » (pas franchement habile) et que l’on comprend qu’il se fiche de leur sort (« mais j’en ai rien à faire », nous dit-il).

        Est-ce une malencontreuse déclaration qui ne reflète pas ce qu’il pense ? Est-ce au contraire le « vrai » Mélenchon qui s’exprime ? Je ne sais pas et je ne le saurai sans doute jamais.

        Cette vidéo, en tout cas, montre ce qu’elle a à montrer. Certains de ses enseignements, j’en suis conscient, sont difficiles à digérer pour des militants ou sympathisants.

        Mon but n’a jamais été de détruire la carrière de Jean-Luc Mélenchon. Mais c’est une personnalité publique, et ce statut implique une certaine décence, à mon sens.

        Ajout du 30 mars, 16h :
        Vous me dites : « Pas mal ton anecdote concernant le « Grand Journal » : une belle preuve supplémentaire (mais au fond, en avait-on encore besoin ?) de la futilité de cette émission de divertissement. »

        Dites-le donc à Jean-Luc Mélenchon, qui ne manque jamais d’accepter une invitation au « Grand Journal ».

      • fatimabenomar dit :

        Voilà la vidéo où il dit clairement qu’il regrette d’avoir parlé ainsi des prostituées, et que c’est d’ailleurs son unique regret concernant cette vidéo :

      • Felix Briaud dit :

        Et c’est ici (après 14 minutes) http://www.dailymotion.com/video/xgumoo_melenchon-deshabillons-les-2-3-le-01-02-11_news que Jean-Luc Mélenchon parle de moi comme d’un « tireur dans le dos » (sic), en faisant un rapprochement entre des « malades » et des journalistes.

        Puis, en suggérant que ma première question était : « l’abstention est à son comble, les politiques sont responsables. Qu’en pensez-vous ? ». Ma première question n’était absolument pas cela, je crois que la version intégrale de la vidéo le prouve. C’est donc de la calomnie.

        Cordialement.

      • YB dit :

        Vous ne trouvez pas utile de jugez une personalité politique de premier plan sur ce qu’on lui demande de faire, c’est à dire « voter » des lois en faveur de nos orientations politiques…et non à la réponse donnée lors d’1 interview. Réponse que vous semblez ne pas vouloir comprendre par ailleurs. En introduisant lui-même le sujet, il veut orienter la discusion vers le sujet des médias, mais vous ne le voulez pas (c’est votre droit). A ce moment là il peut mettre fin à la discusion ou vous reprochez de ne pas vouloir le suivre sur le sujet, et ceci est légitime aussi.

  11. Julie T dit :

    Bon, Félix, face à tous ces commentaires un peu faciles, je me sens le devoir de prendre un peu ta défense…
    Mélenchon a trouvé son crédo : il tape sur les journalistes parce que ça lui apporte des soutiens… Il sait très bien ce qu’il fait, sa colère permanente est largement exagérée et très artificielle.
    Sans doute que bien des journalistes sont imparfaits et que la politique est souvent mal-traitée par les médias mais, en l’occurrence, ça n’était pas le cas.
    Tes questions étaient bonnes et l’homme s’est emporté… Celui qui considère lui-même, un peu pompeusement, que la politique est une chose « dignitas et gravitas », devrait montrer l’exemple de la dignité…
    Il a prouvé ici qu’il n’avait pas l’étoffe d’un homme d’Etat digne de ce nom. Un peu comme un Sarkozy qui lâche un « casse toi pauv’ con » ou un « descends si t’es un homme! » On est dans le même registre : celui de la vulgarité, bien loin de la politique…

    • le Prolo du Biolo dit :

      Cette « contre-vidéo » restitue je crois un peu mieux le contexte et la réaction de Mélenchon :
      http://dai.ly/gBlEkz

      Par ailleurs il est des colères nobles et les mots crus ne sont pas forcément vulgaires et illégitimes

  12. Boutros dit :

    Bonsoir Felix,

    Tout d’abord, un grand bravo pour la manière dont tu as mené cette interview.
    Je me permets de te tutoyer, en effet, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer et de revenir sur cette entrevue.
    A un degré moindre, j’avais été aussi confronté au fait de voir mon nom exposé sur la place publique et notamment sur des sites d’extreme droite. Cela avait été dur à vivre mais j’avais pu réagir publiquement. C’est ce que tu n’as pas fait et cela a été tout à ton honneur.
    J’espère que cet article mettra un terme aux questions suscitées après la réaction totalement disproportionnée de Jean-Luc Mélenchon.

    Bon vent pour ce blog,

    Bien à toi,

    Boutros

  13. DOUSSAN dit :

    Il faut laissé ce Monsieur fréquenter les hommes ou les femmes qu’il veut, dans les lieux qui lui conviennent. Mais ne pas oublier que toutes idéologies extrêmes apportent souvent des solutions extrêmes . Et comme le disait un certain Libertaire : « Mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente ».

  14. adelannoy dit :

    Oui, la prostitution (comme les drogues en vente libre, ou la corrida, ou l’euthanasie, ou les pédophiles, ou que sais-je encore) est un sujet de société. Ça mérite donc d’être traité par les médias, surtout si c’est fait sans œillères. Certains de ces sujets de société peuvent même avoir des implications philosophico-politiques : l’euthanasie révèle la définition de ce qu’est ou n’est pas la vie, la prohibition de la drogue encourage un trafic qui bénéficie au capitalisme, la tauromachie exprime une conception de l’homme face à la nature, la pédophilie l’image qu’on se fait de l’enfance, pour la prostitution… nada ! Je sais que certains considèrent que c’est une aliénation du corps de la femme… mais qui est l’exploiteur quand le client paye une montagne d’euros (désolé, je ne connais pas les tarifs) pour qu’on lui simule l’amour pendant 10 minutes ? Bon, c’est vrai que ça dénonce l’importance que l’on donne ou non à l’organe sexuel en tant que tel par rapport à l’individu… mais c’est un sujet tellement différemment perçu suivant les cultures !
    Mélenchon a bien raison de refuser de rentrer dans ce débat (que vous n’avez pas mis sur le tapis). D’autant qu’il a beaucoup de choses à dire et peut rarement les exprimer dans les médias (réentendre la « collection d’idioties » énumérées par un humoriste sans talent en introduction de son passage au Dimanche soir politique de France Inter !).
    Du coup, vous avez raison tous les deux !
    Vous vous étonnez qu’une « personnalité politique de premier plan se devrait d’être exemplaire si elle aspire à représenter ses concitoyens ». Or là, il n’est pas « exemplaire », c’est sûr. Peut-être bien que c’est simplement qu’il n’a pas l’ambition que vous lui prêtez (comme Le Pen avec son tempérament hâbleur, qui, lui, se plaisait à agacer tout le monde, sans avoir vraiment cru pouvoir être élu à la présidence), peut-être que Mélenchon aurait préféré que quelqu’un d’autre y aille ? et qu’il a dû malgré lui se résigner à se mettre en avant pour la cause en laquelle il croit.
    Cordialement.

  15. Bracam dit :

    Oui, je pense que vous allez avoir de la peine à recevoir de seuls soutiens indignés ou plein de compassion. Vous alimenterez donc encore la polémique et vous prendrez encore des coups, vous rassemblerez plein de propos haineux, que ce soit à l’adresse des politiciens, ou de vous forcément. Cela risque beaucoup de vous affaiblir, et de vous peser très inutilement. La vision de la video complète éclaire d’un bien triste jour l’homme politique, qui effectivement se comporte horriblement vulgairement, et insulte le journaliste. J’insiste, il insulte le journaliste que vous voulez être, la profession qu’il dit détester (on ressent quasi de la haine dans sa diatribe). Votre démarche de légitimation de votre position, aussi compréhensible soit-elle, me semble être une erreur. D’une part, on peut considérer que Mélanchon a des idées défendables, que son attitude mille fois répétée sur le net dégrade. Il se peut qu’il ait la possibilité d’apprendre et d’évoluer à la suite de cette altercation dont il porte la responsabilité. Mais vous, de grâce, mettez en oeuvre cette devise : laisser dire et bien faire ; croyez bien que c’est votre fonction qui fut insultée, et convainquez-vous que vous avez beaucoup appris. Vous en êtes au début de votre travail, l’avenir devant vous sans doute : puissiez-vous faire mentir Mélanchon en vous élevant largement au-dessus de ce misérable non-événement, vu du monde tel qu’il est. Cordialement, Bracam

  16. elPing dit :

    Comme beaucoup, je pense que tu t’es piégé tout seul.

    Le discours de Mélenchon est simple, simpliste, populiste, comme tu veux, mais il veut taper sur les journalistes. Il trouve débile de parler des maisons closes (pas vraiment de la prostitution ni des prostituées d’ailleurs) en pleine campagne électorale. Parce que c’est un sujet qui ne touche qu’une frange de la population.

    Le fait que tu plonges tête baissée dans le piège, en faisant du journalisme de fait divers comme eux (les cadors de la politique) font de la politique du fait divers, c’est du pain béni pour lui.

    Il aurait pu prendre n’importe quel gros titre des journaux du moment, il a soigneusement choisi un titre qui fait réagir, parce que le sujet est compliqué, parce qu’il touche à l’intimité des gens. Et toi, tu plonges. Il te dit qu’il est débile de parler de ce problème à ce moment, et toi, tu lui sers la soupe, en t’attachant à la forme (l’exemple choisit) plutôt qu’au fond. Tu fais celui qui n’a pas compris ce qu’il disait, et tu semble toujours ne pas l’avoir compris.

    C’est assez étrange, en fait…

    Et je suis désolé, mais ton militant Europe Ecologie distribuait un tract d’une liste unitaire (liste de fusion), pas d’une liste socialiste. ça non-plus, tu ne sembles pas vouloir le comprendre.

    Oui, étrange, vraiment…

  17. Sophie dit :

    Peu importe le fond du débat, pour moi le problème est qu’un homme politique n’a pas à se comporter de la sorte. Lorsqu’on est une personnalité publique on se contrôle et on n’insulte pas les journalistes ! A moins que ce soit lui qui recherche le buzz…

  18. etienne dit :

    il me semble qu’il vous manque une certaine distanciation que devrait vous conférer votre métier…vous répondez du tac au tac comme j’aurais pu le faire, en oubliant que vous n’êtes pas en question dans cet interview…Mélenchon stigmatise la presse en l’accusant de hors sujet, vous ne comprenez pas cette attaque sur le fond…et vous tombez du coup aussi dans le hors sujet…le même phénomène arrive lorsque Denisot et consorts s’en prennent à Jean-Marine Le Pen à propos de son père au lieu de l’attaquer sur le plan du programme politique et des idées…pitié, écoles de journalisme, apprenez-leur la distanciation, l’analyse, la remise en perspective, la recherche d’informations (qui aujourd’hui pour nous expliquer clairement les risques de Fukushima…), bref, le métier d’expert de l’info et pas du micro trottoir…je ne dis ça pas pour vous mais pour la profession en général, je regrette amèrement Anne Sinclair et sa courtoisie bien informée.

    • Felix Briaud dit :

      Sur le prétendu hors-sujet de la presse en période électorale, j’en parle déjà dans mon billet, et dans la réponse à un commentaire, un peu plus haut.

      Je réponds peut-être du tac au tac à certains commentaires, mais surtout parce que ce sont essentiellement des attaques personnelles, basées sur du pressentiment. Le recul et la distance, je pense, ne m’apporteraient pas grand-chose ; ces commentaires m’énerveraient tout autant si j’y répondais dans trois semaines.

      Le mieux est peut-être alors de cesser d’y répondre…je vais devoir m’y résoudre, sans doute.

      • Passant dit :

        « Le recul et la distance, je pense, ne m’apporteraient pas grand-chose ; ces commentaires m’énerveraient tout autant si j’y répondais dans trois semaines. »

        Essayez, et vous verrez justement ce que ça vous apportera. Le recul vous apportera du recul, la distance de la distance. C’est bête, mais ça change tout. Il y a des tas de métiers où des gens vivent ce que vous avez vécu : un client qui met en cause le service client, un enquêté qui nie l’utilité des sondages. A tort ou à raison peu importe. L’important c’est qu’on apprend dans ces cas là à prendre recul et distance, à ne pas le prendre pour soi, et à se concentrer.

  19. Atoll dit :

    Il faut être aveugle pour ne pas admettre la violence extraordinaire et totalement disproportionné de Mélenchon. Que le parti ait eu du mal à s’en remettre c’est de sa faute, non mais oh ! et pas du journaliste étudiant qui pose une question loin d’être provocante.

  20. Chrissa dit :

    Dans cette vidéo, Mélenchon a déploré le racolage de la presse et vous avez perdu le fil de votre interview parce que vous débutez. Un an plus tard, je crois que vous n’avez toujours pas bien compris.

    Méléenchon défend le métier de journaliste dès qu’il le peut, un journalisme non inféodé à l’argent et à la dictature de l’audimat, un journalisme qui fait la promotion des idées et pas celle des médias qui le finance. Là est toute la nuance. Vous êtes jeune journaliste, vous vivez pourtant cette réalité sordide chaque jour.

    Jusqu’à aujourd’hui, on lui reparle de cette interview. Je suis la politique de mon pays (contre vents et marées tant il est vrai que la presse nous amène souvent plus près du caniveau que des idées, voir comment en ce moment on monte en épingle le score du FN alors qu’il fait moins de voix qu’aux dernières élections). Force est de constater que, hormis ces deux derniers mois, on n’a cessé de parler de cette vidéo à Mélenchon, que tous les journalistes lui rappellent jusqu’à la nausée son comportement de voyou (il ne me semble pas que le même traitement ait été réservé à M. Hortefeux concernant ses propos racistes pour lesquels il a d’ailleurs été condamné). On ne lui en parle plus mais les tenants des médias ont trouvé un angle d’attaque : le folklore de l’homme politique qui se fâche après les journalistes, le taraudant jusqu’à l’écoeurement, se flattant ensuite d’avoir réveillé la bête… (voir la dernière interview de Pascale Clark sur France Inter mercredi dernier, c’est affligeant) On compare Mélenchon à G. Marchais dont on ne sait plus que dire « Taisez-vous Elakabach » C’est tellement plus simple que de parler du fond ou des idées. Pourquoi ? Mais parce que sur le terrain des idées, Mélenchon fait mouche et il n’est jamais aussi dangereux que quand il met en danger l’establishment.
    Je comprends qu’il soit excédé : par la recherche du sensationnel, par l’ignorance et l’absence de préparation des journalistes. Faut-il les en blâmer ? Certainement pas car ils sont victimes d’un système qui les broie et avec elle la démocratie toute entière. Le problème est qu’ils en sont les victimes consentantes.

    Monsieur Briaud, je crois que ce jour-là Mélenchon vous a donné une leçon de journalisme. Et plutôt que de balancer cette vidéo qui ne vous honore ni l’un ni l’autre, vous auriez dû méditer sur le fond du propos et pas sur la forme (d’ailleurs je m’étonne que nous n’ayons pas la fin et qu’au moment où Mélenchon vous exhorte à réfléchir, la vidéo s’achève) Si vous vous étiez senti agressé, insulté gravement, il vous suffisait de déposer plainte. Pourquoi avoir diffusé cela ? Malgré vos justifications ci-dessus que j’ai lues attentivement, je n’y vois que la volonté de faire le buzz (en témoigne votre message twitter avec les « HA HA HA !  » qui le terminent)

    Je vous incite donc à réfléchir de nouveau au sens profond de tout cela. Tout le monde y gagnerait. Je vous en prie, ne faites pas de tout cela une affaire d’ego, ce serait bien médiocre. Pourtant, je vous assure qu’un an après, votre intervention y ressemble et je trouve cela un peu pathétique…

    Bon courage pour la suite.

    • LAVISSE dit :

      Entierement d’accord avec vous

    • Malaberg dit :

      Moi aussi

    • Bruno dit :

      je me permet de commenter à mon , je pense que votre analyse est intéressante,mais au regard des autres commentaires, sur la forme vous avez raison concernant les insultes aux journalistes, sur le fond c’est vrai que la presse à tendance à ce tourner vers le sensationnel, par exemple dernièrement nous avons eu les élections cantonales j’ai été étonné le peu d’importance qu’accordaient les médias, il a fallut un événement, le soir du 1er tour avec les résultats , le FN certains de ces candidats élus au second tour, la défaite de L’UMP et le PS qui confirme, par conséquent toute la semaine la presse a parler des cantonales et organisé des soirée électorale aux chaine d’informations, hors que le soir du 1er tour le sujet à été très peu traité.C’est cela que Mr Melanchon veut dénoncer maladroitement, vous avez eu la chance de le rencontrer et je pense que pour vous cela été un tremplin mais si cela du être difficile à vivre et je porte aucun jugement c’est tant mieux pour vous, et puis en interview chacun est dans son rôle.

    • fafoua dit :

      BRAVO ! Je suis d’accord.

  21. Pat Briand dit :

    Sérieux t’as que ça à faire mon pauvre ?

    • Felix Briaud dit :

      Hmmm, non, pas que ça. Parfois, je vais au cinéma, aussi. Je lis, également. Et puis de temps en temps, je vais à la piscine.

      Pourquoi ?

      • Atton dit :

        Vous semblez sélectionner les commentaires selon des critères bien étranges, décidément, en évitant les questions qui fachent. Quant à moi, mes questions sont les suivantes : pourquoi ressortir cette vidéo un an après? Qu’attendez vous ? de qui?

      • Felix Briaud dit :

        Je n’attends rien de personne.

        Je ne « ressors » pas cette vidéo un an après, je publie l’interview en version intégrale, ce qui n’avait pas été fait à l’époque. Et je le fais en donnant un maximum d’éléments de contexte.

        Pour terminer, je n’ai pas censuré un seul commentaire jusqu’à présent. Et je lis absolument tout ce qui est écrit dans chaque commentaire avant de les mettre sur le site. Évitez donc les faux procès, s’il vous plaît.

        Je répondrai aux commentaires les plus pertinents dans un second temps. Mais pour le moment, je n’en ai pas le temps.

        Cordialement.

  22. Adrien Blanc dit :

    Félix Briaud n’est pas le premier ni le dernier (étudiant) journaliste à se faire insulter ni à être assimilé à une « corporation ». En voyant la vidéo de Jean-Luc Mélenchon, ça me rappelle plusieurs situations injustes.

  23. Merci de cet éclairage sur la personnalité de Mélenchon. Vous n’avez rien à vous reprocher en effet. Poser des questions qui dérangent fait partie du métier de journaliste.

    • le Prolo du Biolo dit :

      Au sujet de l’interview, de quelles questions qui dérangent parlez-vous donc ?

  24. James dit :

    Monsieur,
    Ce que montre la séquence vidéo c’est une interview qui manque de respect pour celui qui est interrogé. Car vous lui tendez un micro pour écouter ce qu’il a à dire sur un sujet précis, mais dès que l’occasion se présente, vous polémiquez, vous sortez du sujet, vous ne l’écoutez plus, vous le faites dévier de son argumentaire. Vous le piégez et c’est normal qu’il s’énerve après quelqu’un qui fait le sourd, qui joue au candide, qui a une mauvaise foi. Le rôle du journaliste n’est pas de faire buter le politique mais de lui permettre d’argumenter, d’aller au fond des choses. Vous vous voyez qu’il est agacé, alors vous en rajoutez une couche dans la provocation en restant sur le sujet et vous finissez par le mettre en colère. Facile pourtant de le mettre en rogne… Mais votre procédé est malhonnête. Bien sûr il y a des journalistes stars du petits écrans ou de la radio qui se sont fait une réputation en tenant tête aux politiques, en les raillants, en les provoquants… ce ne devraient malheureusement pas être des modèles. Et Mélenchon à raison : le rapport des journalistes aux politiques qu’ils malmènent, qu’ils discréditent parfois, joue un rôle dans l’abstention, dans le désintérêt pour la politique : quand la seule préoccupation des journalistes est de savoir si DSK va se présenter et si la gauche va le ralier pour éviter le FN au 2e tour, ils font de la politique un spectacle, une simple guerre des chefs, qui n’a pas de sens pour les citoyens et qui conduit à dénoncer les manoeuvres tacticiennes toujours mises en avant par les médias et à rallier donc le FN. Vous pouvez refuser de voir la réalité en vous cachant derrière l’idée du complot antijournaliste, ou invoquer la liberté de la presse, la vérité restera ce qu’elle est et les gens savent tout cela.

  25. Bracam dit :

    On a parfaitement compris que Melenchon est vulgaire et offensant, d’une violence inacceptable. Mais si le médecin, le pompier, le flic, le politicien ou le journaliste intente un procès à chaque dérapage verbal (attaquant le représentant professionnel), sous prétexte d’une atteinte à sa précieuse personne qui doit être défendue jusque dans les tribunaux à n’importe quel prix, on n’entend plus rien du simple débat social, et le spectacle de cette société gagne en débilité à chaque dénonciation du quérulent offensé auto proclamé. La seule défense valable, Félix, c’est de s’élever très au-dessus de l’insulte, et de rendre au journalisme ses lettres de noblesses, qu’il peine si souvent à honorer, auxquelles le public ne croit plus. Vous en sortirez grandi, et alors, les insultes importeront peu. A nouveau, votre ego n’a pas outre mesure à souffrir de cette altercation, surtout en votre état de débutant. Ceux qui veulent bien comprendre ont compris que vous n’êtes en cause que très marginalement, par naïveté peut-être, en raison d’un mauvais quiproquo. Demain, lorsque les politicien solliciteront l’honneur de manger à votre table, on en reparlera… Mais si, dans ce futur rôle, vous avez perdu toute éthique, ce que l’on reproche tant à certains vieux briscards compromis de la profession journalistique parce que c’est tout simplement ce qui apparaît crûment, votre indignation sera bien moins recevable… Ne nous prenez pas trop à témoin si vous ne savez pas tirer parti de certaines des considérations éclairées que j’ai pu lire sur ce blog. Cordialement toujours, Bracam

  26. Alexandre dit :

    Juste pour réagir sur certains commentaires (puisque sur le fond, j’aurais simplement aimé ne pas avoir à repasser cet épisode, m’enfin)
    Pour tous ceux qui accusent Mélenchon de « toujours s’énerver contre les journalistes », etc… Essayez juste de regarder l’interview de Pascal Clark avec JLM la semaine dernière…Regardez la jusqu’au bout, au moment ou elle dit quelque chose du genre « ça y est, j’ai réussi à l’énerver, je l’ai mon buzz ». Si le contenu n’est pas tout à fait exact, l’idée est là.
    Et à toutes et tous, n’oubliez pas une chose: une personnalité politique reste un humain avant tout, qui ne peut pas non plus tout encaisser. Cela arrive à tout un chacun de s’emporter quelque fois, cela ne nous rend pas plus ou moins compétent.
    à bon entendeur !

    Alexandre

  27. François dit :

    Monsieur Briaud, c’est grâce à vous que j’ai connu JLM et que j’ai pu apprécier l’intelligence de sa pensée. Je sais que je ne vais pas vous faire plaisir, mais je trouve qu’il a raison et que vous avez tort. Je ne vais pas en rajouter, je pense que c’est inutile, j’imagine que vous avez eu votre lot et je comprends, sincèrement et sans ironie, que ce soit difficile à vivre pour vous. Laissez passer quelques années, laissez retomber l’émotion et peut-être finirez-vous par mieux comprendre un jour ce qui était en jeu. Ou peut-être pas, ce qui signifiera alors tout simplement qu’il existe des façons de penser et des priorités différentes selon les parcours de chacun. Bonne route à vous et merci quand même de m’avoir fait connaître JLM « malgré vous ». Respectueusement.

    • Nicolas dit :

      « Monsieur Briaud, c’est grâce à vous que j’ai connu JLM et que j’ai pu apprécier l’intelligence de sa pensée.  »

      Ah ? Ca m’a pourtant tout l’air d’être un gros paysan mal dégrossie égaré en ville.. et furieux de s’apercevoir que tout le monde se fou de son bled paumé..

      Enfin bon, c’est juste mon impression.

  28. Arbracam dit :

    Personnellement il m’arrive de me tromper et de faire des erreurs d’appréciation; je pense qu’il faudrait que tu prennes conscience que ton erreur d’appréciation à eu lieu au moment où te parlant du Parisien pour illustrer son propos, à savoir que l’abstention a quelque chose à voir avec un certain journalisme vendeur de papier, c’est d’avoir regardé son doigt quand il te montrait la Lune. Plutôt que de rebondir sur la prostitution, tu aurais mieux fait de rebondir sur l’abstention. Non pas que la prostitution ne soit pas un problème, mais quel est le rapport entre la prostitution et l’abstention? Il n’y en a pas! La prostitution n’est pas ça le problème de l’abstention! On vit une crise politique grave, en ce sens que les gens ne se déplacent plus pour aller voter. C’est ça qui était et qui est important. Et quand il te demande de lui parler de politique, en appuyant sur chaque syllabe, il essaye de créer une prise de conscience au moins journalistique, qui est que si tu t’adresses à un homme politique tu lui parles de ce qui concerne les préoccupations de ceux qui ne vont même plus voter. C’est un porte-parole politique Mélenchon, alors son premier soucis c’est d’être en mesure de nous représenter et si nous ne nous rendons pas aux urnes, il se pose la question de savoir pourquoi. En particulier, comment les journalistes contribuent-ils ou luttent-ils face à ces phénomènes abstentionnistes, (surtout qu’il a une haute opinion du journalisme, lequel se doit d’être indépendant mais jamais neutre en matière d’émancipation du citoyen, pas plus que la République n’est neutre en la matière)? Exemple, parler de prostitution dans un journal parce que tu le dis toi-même ça fait vendre, plutôt que de parler de ce qui est en train de se passer pour nous et à notre insu à l’échelle de l’Union européenne et du fameux « Pacte de stabilité ». Je choisis volontairement un thème anachronique par rapport à l’an dernier, mais parce que c’est ça le problème. Dis-moi Félix, tu en parles dans tes papiers/chroniques etc, du « pacte de stabilité »? Le traitement des faits divers, celui des sujets sociétaux ont un intérêt, bien que ça se puisse faire l’objet de discussions, mais ce qui manque aujourd’hui dans le journalisme c’est une information qui fasse le lien, qui mette les choses en relation les unes aux autres. Parler de l’abstention c’est forcément se pencher sur le pourquoi. Et je doute fort, c’est un euphémisme, que la prostitution ait un quelconque rapport avec l’abstention.
    Pose toi la question du type de violence que toi tu véhicules en participant involontairement semblerait-il, à ce journalisme qui persiste à ne pas faire le lien entre les choses, et qui est bien aidé soit dit en passant par des représentants politiques qui eux aussi jouent du cloisonnement. Ainsi Elisabeth Guigou qui sur le plateau de Thierry Ardisson il y a quelques mois, alors qu’elle avait à côté d’elle un cultivateur de pomme venant d’expliquer que la trop forte concurrence avec les producteurs de l’Est faisait baisser ses prix au point d’être acculé à vendre à perte…lui a parlé du drame que représentait pour son père agriculteur les intempéries…!!!!
    Et là si je suis ta logique tu me dirais que les intempéries c’est important…Mais oui c’est important, mais QUEL RAPPORT avec ce que vient de dire cet agriculteur?
    Elle fait diversion là! Comme elle a fait diversion sur le plateau de France 3 après les cantonales quand Mélenchon lui parlait du salaire maximum…et qu’elle a dit que dans le public c’était envisageable…Quel rappport!!! C’est dans le privé que la question se pose! Là où l’accumulation de capital s’opère!!!
    Est-ce plus clair?
    Marre d’être pris pour des imbéciles aussi.

  29. Julien dit :

    Non mais vous avez pas bientôt finit avec vos bagares de cours de maternelle, des discussions sans fin pour un dérapage de broutille . On s’en fou pour le moment .
    On a pas que ça a foutre merde .
    Arrêtez de perdre du temps pour ces conneries bordel.
    C’est ce genre de perte de temps qui affaibli la gauche .
    A droite ils en rigolent bien, on doit être au dessus de ça et voir plus loin.
    Chacun de vous sont assez grand pour connaître vos défauts et se corriger au fil de la progression . Perdez pas de temps avec ça .

  30. L'encarté dit :

    J’aime beaucoup le « personnage » Mélenchon, avec lequel toute conversation peut brutalement partir en vrille. Un vrai bon client! Un orateur de très grand talent, fascinant à écouter, maniant la mauvaise foi avec un brio jubilatoire.

    C’est autant vrai pour le journaliste que je suis que pour l’homme tout court, qui goûte aux plaisirs de la conversation, du débat, et même pourquoi pas de l’engueulade franche et virile. Parce que ces moments sont comme du théâtre! Votre interlocuteur peut prendre un visage inattendu, exprimer une identité surprenante, et finalement faire se contredire ses différentes facettes, emporté par la passion comme par le bon vin.

    Mais là… Quel gros con suffisant.

    En ce qui te concerne, Félix (pardonne moi, mais je tutoie facilement les confrères, mêmes débutants) j’ai trouvé que tu empoignais bravement ce nouvel angle que Mélanchon t’offrait sur un plateau. Moi aussi, dans mes interviews, j’aime être ouvert à l’imprévu, laisser glisser mon interlocuteur sur un autre sujet, laisser la conversation dériver quelques instants pour, éventuellement, « chopper » autre-chose en bonus.

    Oui, lorsque Mélanchon essaye de produire un effet en évoquant l’indignité de la Une du parisien, tu as raison de le relancer sur la pertinence -ou non- de cette info. Aussi clairement que ça. Oui, moi, ton téléspectateur, j’aurais regretté que tu ne le fasses pas, en lui faisant remarquer que c’est certes un sujet équivoque, mais que c’est surtout un sujet de société qui peut avoir sa place à la une. Libre à lui de rebondir ensuite sur le mode « peut-être, mais le placer à la une quelque-jour après un scrutin démocratique procédait du racolage ». Et là, la chose aurait été dite.

    Mais… il ne l’a pas fait. Et toi, tu es rentré au bureau avec un sujet extrêmement plus brûlant que ce que tu pensais trouver. Tu as donc doublement bien fait.

    Bonne suite!

  31. LAVISSE dit :

    Ce qu’il y a de plus inquiétant est votre bonne foi. Force est de constater que vous avez l’honnêteté de débattre et de répondre a ceux qui ne pensent pas comme vous.
    Un an après, au coeur d’une catastrophe nucléaire et au milieu d’une guerre vous ne comprenez toujours pas en quoi votre défense des choix éditoriaux du Parisien est déplacée. Et même si un journaliste pouvait ,comme vous le prétendez, énoncer des faits de manière « neutre » le simple choix de son sujet et de son angle annule cette supposée neutralité.
    Vous reprochez a Mélenchon d’être populiste mais vous dites « il me paraît difficile de reprocher à un journal populaire comme « Le Parisien » de s’adresser à son lectorat ».
    Je vous invite a lire ou relire la préfance (censurée) de la ferme des animaux. Orwell y écrivait :
    « Ce qu’il y a de plus inquiétant dans la censure des écrits en Angleterre, c’est qu’elle est pour une bonne part volontaire. »
    a bonne entendeur

  32. Logitor dit :

    Je ne pense pas que Mélenchon l’ai fait exprès, mais il aurait pu.
    Au total, le buzz lui a donné de la visibilité, ainsi qu’à vous même.
    Pour cela, il fallait parler des maisons closes, tout en réfutant le sujet : en plein dedans.
    Vous êtes trop « bon », mais vous sentez mauvais comme le sénateur vous l’a bien expliqué.
    Pour faire juter le truc au max, vous remettez le couvert un an plus tard.
    Vous cherchez une promotion ?
    Belle démonstration et bonne chance pour votre carrière !
    Au prochain reportage sur la banlieue avec des voitures brulées, je penserai à vous.
    Mais c’est vrai, les putes sont dehors et c’est honteux.
    Et bon d’accord, les clients qui comme moi zieutent encore ce machin sont encore les plus cons.

  33. kab dit :

    « Pourtant, je vote à gauche »
    j’imagine que ça se veux l’excuse qui excuse tout ?

  34. Air One dit :

    Résumons : Un homme politique finit une tournée marathon crevé, un journaliste lui pose une question qui l’ agace (peu importe la pertinence et le ton sur lesquels on peut discuter sans fin) et lui répond un peu vertement, le ton monte et il finit par l’ envoyer bouler… Scène de vie ordinaire d’ une banalité affligeante, ça aurait peu se passer avec n’ importe qui à n’ importe quel endroit de France.
    Seulement voila, le gus est aspirant journaliste, et on ne parle pas de la sorte aux journalistes, crime de lèse majesté. Alors il publie sa petite vidéo, pleure qu’ on lui parle mal, et enrobe le tout d’ un discours fumeux sur l’ exemplarité des politiques et son orgueil meurtri, le tout emballé de démagogie sur le supposé mépris témoigné à l’ endroit des prostituées. Bref, il en rajoute des tonnes pour un coup de sang histoire de faire mousser son quart d’ heure de gloire.
    Mais il est de gauche, hein, précise t’ il, ça tombe bien, avec ce haut fait d’ arme, il trouvera du taffe à Libération ou le Nouvel Obs’, là où on se pince le nez quand on croise de vils populistes qui font rien que de s’ attaquer à la noble corporation.
    C’ est toujours ça de gagné.

  35. Arnaud dit :

    J’aurais bien aimé voir la suite si elle été enregistrée. J’ai l’impression qu’à partir du moment où le sujet du titre du parisien est abordé, ce n’est plus une interview. C’est un dialogue entre deux personnes.

    Dans un second temps, il me semble clair que Mr. Mélenchon s’est mal fait comprendre sur ce sujet. L’impression que j’ai ce n’est pas qu’il dénigre la prostitution, mais qu’il s’agit de prendre l’exemple de la une du parisien comme l’illustration de son propos qui dit que le traitement de l’information est consumériste, qu’il n’est plus là pour conscientiser la population. Après le propos se discute bien évidemment.
    J’ai aussi l’impression que quand vous le relancer sur le titre, vous faites mine de ne pas comprendre qu’il ne parle pas de prostitution mais de ce traitement surprenant de l’information.

    Bien évidemment, après il se lâche en généralisant le traitement « pourri » de la « corporation voyeuriste et vendeuse de papiers ».

    Je trouve que son propos révèle une faille des médias. Et l’interview en elle-même en est un exemple criant. Absolument rien d’intelligent ne peut sortir d’une entrevue de 5 minutes dans un tel contexte, hormis les petites phrases.

    Comme si la prostitution était un sujet de société qui se traiterait intelligemment dans le cadre d’une distribution de tracts pour des élections régionales…

    Au final, quelle est la conséquence de tout ça ? Il ne cesse de progresser élections après élections en se mettant dans une posture anti-système. Pourquoi ? Une majorité de gens considèrent dorénavant que l’information de masse ne permet un traitement approfondi des sujets de sociétés.

    Il suffit juste e regarder le journal de TF1 de France 2 de BFM d’Itélé. On croirait un copié-collé des dépêches AFP. L’information ça doit être traité avec du recul, ce que ne permet plus internet et force les médias à traiter dans la vitesse et l’abattage de sujets. La qualité de l’information se perd petit à petit. Les sujets sont selon moi survolé. Il n’y a qu’à constater que toutes les enquêtes qui révèlent du fond sont faites par des rédactions qui sont coupées du systèmes médiatiques, je prends en exemple Rue89, Médiapart, Politis, Arrêt sur images, les Inrockuptibles…

    Voyez, malgré la maladresse des formulations à l’emporte pièces, le fond du problème est là.

    Je vous dis n’étant pas spécialement militant du Parti de Gauche qui plus est.

    Mais je vous félicite quand même de l’interview car il y a là la mise en évidence d’un terrible constat du traitement de l’information dans ce pays. Le message qui passe est celui-là, et pas seulement de dire que Mélenchon a sale caractère (ça fait 30 ans qu’il l’a, regardez les vidéos archives de l’INA et vous verrez bien que son discours actuel est bien plus en résonance aujourd’hui qu’il ne l’était il y a encore 15 ans).

    Crodialement

  36. :D) dit :

    La questions des maisons closes est presque devenu un marronnier. Depuis trente ans que je lis la presse, je ne compte plus les articles qui en parlent. Sans faire avancer le débat d’ailleurs… Ce n’est qu’une forme parmi d’autres des nombreuses unes consacrées à la prostitution (prostitution et drogue, prostitution et mafias, prostitution et traite des blanches, prostitution et immigration roumaines ou des filles de l’est…). Cela fait vendre du papier. La prostitution regroupe deux thématiques à sensation, le sexe et la délinquance. La prostitution pour le Parisien, c’est un peu comme les prix de l’immobilier pour l’Express. Sujet de société très important pour les lecteurs de ce magazine… beaucoup moins pour les autres. Méluche a pris l’exemple de la prostitution pour étayer sa théorie, il aurait pu en prendre un autre, cela aurait été pareil. Il critique la presse qui préfère vendre plutôt qu’informer. Comme vous le dîtes vous-même « si le quotidien avait effectivement parlé de politique en « Une » toute la semaine, il est probable que cela s’en serait ressenti au niveau des ventes. ». C’est donc un sujet de société sérieux mais son traitement l’est moins, qui préfère le sensationnalisme à l’analyse de fond, dans le cas contraire, nul doute que les ventes du Parisien n’auraient pas été si importantes… Votre argument sur le sujet de société sérieux est donc tout relatif. Tout dépends de son traitement, qui lui-même dépends des intentions qui poussent à traiter ce sujet. Vendre ou informer. Si le débat n’avance pas concernant la prostitution, c’est que bien souvent, la presse choisit la première option.

    A mon avis, quand vous dîtes à peu de choses près : « mais la prostitution c’est un sujet important », Méluche doit se dire : ce journaliste ne comprends pas que je prends la prostitution comme un exemple parmi d’autres, mais que ce n’est pas le sujet principal de la discussion.
    Je pense que c’est ce qui l’a énervé au départ.
    Le sujet principal étant que la presse fait diversion entre les deux tours, au lieu de parler, non pas de politique comme vous le dîtes, mais des compétences des régions par exemple, de leurs budgets, etc. Ce qui pour le coup, ferait baisser encore plus les ventes que si elle parlait de politique. En effet, parler de politique peut aussi être un moyen de faire diversion, parler des divergences au sein du PS ou de l’UMP par exemple. Les polémiques de ce genre font vendre, mais apportent peu d’information qui permettrait d’éclairer l’électeur sur le choix d’une politique économique et sociale qui serait portée par un candidat.
    Ce qui l’énerve aussi, d’après ce que j’ai vu et entendu dans la vidéo, c’est que vous doutiez qu’il puisse penser que la prostitution n’est pas un sujet important.

  37. Sylvain Schott dit :

    Je suis membre du parti de gauche, le parti de J-L M

    @Atoll : « violence extraordinaire » est un peu fort, tout de même.
    En ce qui concerne le parti, il s’en est remis, je crois même que ce « buzz » nous a offert plusieurs tribunes dans les grands médias par la suite ( ce n’est pas prémédité, ni par Félix Briaud si l’on en croit ce qu’il explique plus haut, ni par Jean-Luc Mélenchon, sa réaction étant tout à fait spontanée.) Le parti n’a pas mal tourné, et M. Briaud non plus puisque ce dernier travaille maintenant à Europe 1, si j’ai bien compris. Voilà un crime avec peu de victimes.
    Je m’adresse maintenant à vous, Félix : Ce qui aurait dû relever du domaine de l’anecdote à fait le tour des télés, des gazettes et des blogs, si bien qu’un esprit parano pourrait y voir un arrangement entre deux parties, un montage « gagnant-gagnant » : On parle de Mélenchon, donc du parti de gauche (tribunes inespérées) et on parle de vous comme le jeune journaliste impertinent, pas mal pour entamer une carrière. Tout ça pour dire à quel point il s’agit d’un non-événement et vous auriez peut-être dû vous garder d’en remettre une couche.
    Sur la forme, je pense que M. Mélenchon n’aurait pas dû s’énerver (mais tout militant sait que c’est impossible en tout temps), mais je pense également que votre question était complètement à côté de la plaque (peut-être que tout journaliste sait qu’on ne peut pas poser la bonne question tout le temps).
    Dans le fond, cette affaire aura eu un point positif (pour nous, le Parti de Gauche) : entamer une réflexion sur le système médiatique et ses liens avec les champs politique et économique, et surtout la faire connaître.
    Les liens entre Bouygues et TF1, le Président de la République qui vire un éditorialiste et le remplace comme ça lui chante, encore lui qui se permet d’intervenir dans la grille des programmes du service public… Par ailleurs, notre modèle économique n’épargne pas le champ journalistique : les critères de rentabilité, la nécessité de vendre font que beaucoup de médias et journalistes créent l’événement, se répètent les uns les autres, ne vérifient pas leur source, accordent beaucoup d’importance à des faits divers en occultant l’essentiel. Vous le dites vous-même :

    « Mais il me paraît difficile de reprocher à un journal populaire comme « Le Parisien » de s’adresser à son lectorat ; si le quotidien avait effectivement parlé de politique en « Une » toute la semaine, il est probable que cela s’en serait ressenti au niveau des ventes. »

    C’est bien de cela que je parle. Cette situation vous satisfait-elle ?
    Que dire encore du peu de temps qu’ont beaucoup de journalistes pour traiter une information ? La course de vitesse, la recherche du scoop sont les ingrédients d’une mélasse journalistique indigeste, vous le savez sans doute mieux que moi.
    Enfin, parlons du statut de la majorité des journalistes : combien sont en CDI, quelle place pour les jeunes journalistes ?

    Vous connaissez ces arguments, ce sont ceux de Jean-Luc Mélenchon que je répète moi aussi comme un perroquet. Vous avez dû suivre les réactions de Mélenchon, lire son blog, voire pris connaissance des positions des uns et des autres (notamment du parti de gauche) à propos du système médiatique. Qu’en pensez-vous ? Vous qui en êtes, racontons-nous vraiment n’importe quoi ?
    Nous ne râlons pas contre « les journalistes », mais bien contre un système qui nous et vous dépasse.

    Pour ma part, je ne suis pas revanchard et contre toute forme de lynchage.
    Mais remettre tout ça sur le tapis montre que vous n’en avez pas fini avec cette histoire. Vous dites qu’il vous en a trop coûté la première fois … mais j’ai l’impression que vous passez à l’attaque. Si vous voulez apparaître comme le « journaliste-anti-Mélenchon », vous pourrez toujours postuler au Monde.

    Cordialement

    PS : j’oubliais de parler du traitement médiatique des élections cantonales. Scandaleux ! Aucune soirée électorale sur les grandes chaînes !

  38. blabla dit :

    Disparais.

    A jamais.

    C’est le mieux que tu puisse faire.

    Si tu crois que ta nouvelle tentative de manipulation va marcher, tu te le fout dans l’œil jusqu’au coude.

  39. JR dit :

    Un an après vous n’avez toujours pas compris ?
    Vous ferez un bon journaliste.
    Comme blogueur, vous avez des progrès à faire : je vous suggère pour commencer de renommer votre catégorie “Uncategorized”.
    Bonne suite jeune homme

    • Felix Briaud dit :

      Vous avez raison, je pourrais la renommer « aimant à trolls », par exemple.

      Qu’en pensez-vous ?

      Cordialement.

      • JR dit :

        Aimant à troll
        Mélanchon a peut être raison de vous dire que vous maniez assez facilement l’agressivité plutôt que la contradiction.
        Un an après, je n’aurais pas la prétention d’essayer de vous faire comprendre ce que j’ai vu sur cette vidéo, que vous regardez naturellement avec plus de subjectivité que moi.
        Pour tout vous dire, c’est la première fois que je vois ces images, ne m’étant guère intéressé à l’époque à cette « affaire ». Et j’ai été surpris de voir Mélanchon tout calme, prenant le temps de développer des idées, d’expliquer le sens de la politique, de sa transformation en produit de « consommation ludique », de la dilution démocratique opérée par les médias, etc.
        Qu’est ce qui a bien pu se passer pour en arriver à l’insulte me demandais-je ?
        Suspens.
        Et puis, au moment où pour illustrer son propos sur la diversion opérée par les médias de la démocratie au voyeurisme, Mélanchon cite Le Parisien et son titre sur la prostitution, vous sautez sur le sujet et à travers 4 ou 5 relances, dont la première ponctuée d’un petit rire, tentez à votre tour la diversion.
        C’est lui qui a commencé, vous plaignez-vous encore, un an plus tard. Et c’est alors que je me dis que vous n’avez sans doute pas compris votre responsabilité dans l’énervement de votre interlocuteur. A lui la confrontation, à vous la courtoisie… Un peu facile.
        Il fut un temps où la raison d’être des journaux et des journalistes qui les fabriquaient était l’information. Comme vous l’écrivez vous-même, l’objectif est devenu aujourd’hui le « niveau des ventes ».
        Quand le marketing supplante l’information, la recherche du spectaculaire remplace la recherche de la vérité.
        Mais comme vous le dites si bien, j’ai des doutes : « personne n’entendra ».
        PS : Votre “cordialement” à la fin de votre réponse est sans doute la marque de votre courtoisie légendaire. Mais c’est moi qui ai commencé, me direz-vous…
        Salutations

      • Felix Briaud dit :

        Pour répondre à votre « les journaux, c’était mieux avant », il se trouve qu’au cours d’un de mes stages, j’ai eu la chance de me plonger dans des éditions plus que centenaires d’un grand journal. Et qu’on y réservait une grande place à parler des soirées mondaines, et qui figurait parmi les invités. Auriez-vous vraiment défendu cette conception de l’information ?

        Les ventes, pour un journal, c’est effectivement important. C’est même en partie ce qui permet à une publication payante de presse de survivre.

        Tout comme un parti politique a besoin des cotisations des adhérents, et des remboursements de frais de campagne, pour continuer à exister. On peut le regretter, mais l’argent, c’est nécessaire.

  40. thibsert dit :

    Bonjour Félix,

    je trouve assez ahurissant le torrent d’insultes et de haine qui ressort de ces commentaires. Pour ma part je trouve que vous avez agi de manière tout à fait professionnelle, et j’ai du mal à comprendre ce que l’on vous reproche.

    J’ajouterais que le fait de ressortir cette vidéo des oubliettes du net est une chose sensée en cette période. De mon point de vue, il ressort avant tout de cette entrevue que M. Mélenchon est une personne qui ne sait pas tenir une conversation de manière cohérente.

    Et pourtant, je vote à gauche… Mais certainement pas pour lui.

  41. Mouche dit :

    Autant je me sens proche des idées de Mélenchon, autant je commence à en avoir ras le bol de ses invectives verbales, dès que ça ne lui convient pas. Avec un « casse-toi pauvre con » de droite, on voit ce que ça donne. Le même, mais de gauche, ça ne changerait pas grande chose : il ne faut pas confondre franc-parler et agressivité paranoïaque. Savoir garder ses nerfs fait partie du minimum requis pour exercer une fonction politique.
    Bref, je respecte ses idées, mais je n’adhère pas au bonhomme. Ou vice-versa.
    En tout cas, merci à Félix pour ce petit billet qui donne effectivement un éclairage supplémentaire. Bon courage pour affronter la meute… ^^

  42. Wilcke Nils dit :

    J’ai à peu près votre âge et je bosse notamment pour la PQR. Je côtoies les élus tous les jours. A côté de certains d’entre eux, Mélenchon passerait pour un modèle de politesse. Je crois surtout que ce type d’interview ne se prête pas aux grands questionnements. Pour ce type de sujets, il faut faire les choses « proprement » et préparer son sujet. Après, sur la forme, l’attitude de Mélenchon est inacceptable. Mais franchement, la prostitution, ce n’était pas le sujet…

    • Wilcke Nils dit :

      Juste par souci de clarté, j’ai bien compris que c’est Mélenchon qui a lancé le sujet de la prostitution. Mais c’est rigolo de vous voir défendre les choix du Parisien, alors que c’est le type même de sujet bateau que la presse ressort de temps à autres. Je le sais, vous le savez, tout le monde le sait. A part le final, le reste de l’interview est tout à fait honorable.

  43. Potemkine dit :

    Votre paragraphe intitulé « Le Parisien avai fait son boulot etc. » me pose problème.

    Évacuons tout de suite la compassion et la réprobation de la violence des propos de M. Mélenchon face à un interlocuteur en situation d’inferiorité (parce que plus jeune, moins expérimenté etc.). On est bien d’accord.

    Mais le paragraphe sur le « Parisien » reflète bien qu’il y a peut-être un malentendu. De la même manière que l’on croit trop souvent, à tort, que c’est vous qui interrogez M. Mélenchon sur les maisons closes, on croit également que celui-ci critique le fait de parler du sujet. Or, le véritable problème est qu’en effet le sujet de la réouverture ou non des maisons closes soit mise en première page. Vous connaissez trop le milieux journalistique pour ne pas savoir que cela fait « vendre » (de votre propre aveux, d’ailleurs), et que stimuler la libido du petit peuple est très ancien, mais pas particulièrement émancipateur. Oui, c’est un véritable scandale de mettre le sujet à la Une dans l’entre-deux tours des Régionales.

    Nous arrivons à une divergence profonde entre vous et Mélenchon (et moi également). Vous semblez vous cententer de deux Une pour le premier tour, comme si c’était suffisant, alors que l’abstention a battu des reccord, alors que le FN a également battu des reccors pour des élections régionales etc. Non, le traitement médiatique de la vie politique et des élections est notoirement insuffisant dans tous les médiats (saufs quelques médiats périphériques). Et il aurait été plus utile de parler politique de manière intelligente, tout l’année, et de manière plus appuyée à l’approche des élections qu’un obscur débat sur les maisons closes qui, certes, peut nous intéresser (je réfute le fait qu’il ne faut pas en parler), mais qui pose un problème de hiérarchisation de l’information.

    Le « Parisien » a fait son travail ? Qu’en savez-vous ? Le dossier consacré était-il
    pertinent est complet ? Quelle est cet argument de la nécéssité de parler de ce dont les gens veulent entendre parler ? Vous n’avez pas fait beaucoup de sociologie des médias, vous, et votre discours pêche énormément sur ce côté là. La conséquence : vous vous arrêtez à la superficalité des choses, alors que vous pourriez faire bien plus (on s’en fiche un peu du nombre de Une consacrées avant et après l’élection, si les dossiers consacrés sont pauvres en analyses, si le traitement est biaisé ou tout simplement une reprise bas de gamme de dépêche AFP où l’on remplace les termes trop compliqués par du papier mâché, comme « secrétaire général adjoint » par « le numéro 2″, ce qui soit dit en passant est une négation absolue de la constitution des organisations politiques, car leur mode de fonctionnement et les nom des postes de responsabilités dénontent de la vision qu’à le parti de la société, et la manière dont il envisage de la structurer).

    De fait, les journalistes devraient plus se remettre en question et accepter la critique, lire Bourdieu, Barthes et se remettre de tant en tant en question fait beaucoup de bien, vous verrez.

  44. alphoenix dit :

    Je suis sûr que Mélenchon en te voyant arriver s’est dit « lui, il est jeune, il va prendre pour les autres ». C’est évident.
    La seule publication de la vidéo était un élément de construction de l’image « prolophile » et « élitophobe » de Mélenchon. Tu l’as bien aidé, bravo !

  45. Paul dit :

    Bonjour bonjour !

    J’ai enfin TOUT lu ! Incroyable :p

    Je pense que vous iriez à Tokyo en plein Tsunami et vous demanderiez à un responsable japonais ce qu’il pense de la guerre en Libye, vous auriez aussi une réponse enflammée.

    Comparaison bidon mise à part, je pense que vous avez mal compris Mélenchon.

    Lorsque ce dernier s’emporte sur le titre du parisien, c’est pour dénoncer un aspect des médias non par désinteressement total du phénomène des maisons closes. Vous devez bien le remarquer. Pourquoi n’avez-vous pas demander pourquoi il dénoncait la « Une » du Parisien ?

    En tout cas, je te conseille d’aller sur :
    http://www.slate.fr/story/19395/jean-luc-melenchon-meprise-les-journalistes-les-prostituees-et-les-gens-en-general
    Vous pouvez bien sûr lire l’article. Moi je n’ai pas aimé du tout… PAR CONTRE, je recommande à TOUS le visionnage de la deuxième vidéo de ce lien (la première étant la vôtre). C’est court, et vous comprendrez beaucoup mieux la logique de Mélenchon.

    Ce n’est PAS DU TOUT contre vous en particulier qu’il a commencé à être insultant (dans le fond, il le regrette bien), mais c’est juste qu’il est completement las d’un type de média.

    Interessons nous à ses idées maintenant !

    Et si on taxait autant le revenu du capital que celui du travail ? De sorte à ce qu’un gars qui gagne 1000 euros sans rien faire soit au moins taxé autant que le gars qui gagne 1000 euros de la sueur de son front ! Si on le fait, POUF +5 milliards dans les caisses de l’état…

    Vite passons à autre chose désormais 😉

    • Felix Briaud dit :

      Je ne suis pas certain qu’il regrette d’avoir été insultant à mon égard. Lors d’n passage au « Grand Journal » de Canal +, il a d’ailleurs peu ou prou dit que c’était « bien fait pour moi ».

      On s’intéresserait plus à ses idées, comme vous dites, si la forme qu’il choisit dans la manière de s’adresser aux gens n’était pas aussi rebutante.

  46. Stéphane dit :

    Bonjour,

    pardon, mais la réaction de Mélenchon est complètement compréhensible et évidente : il vous cite en exemple Le Parisien en critiquant sa une putassière, et vous l’interrogez sur le sujet dont il vient de vous dire qu’il est anti-politique et qu’il est fait pour divertir le public de la question politique… Pardon, mais ça apparaît, volontairement ou non, comme de la pure provocation ! Réaction d’agacement logique selon moi.

    • Felix Briaud dit :

      Je reprends une réponse donnée ailleurs :

      « Je ne lui parle pas des maisons closes…je lui demande pourquoi il pense que ce n’est pas un choix de « Une » pertinent, en argumentant que c’est un sujet de société. »

  47. Nimch dit :

    « Les journalistes ont des opinions politiques, il serait stupide de le nier. Mais quand un(e) bon(ne) journaliste fait son métier, il ou elle arrive à mettre ses préférences politiques de côté. »

    Ah bon ? Donc un journaliste qui ne met pas ses opinions politique de côté n’est pas un bon journaliste ? Ça veut dire quoi ? Je donne un exemple : un élu de gauche fait une connerie. Le journaliste politique de gauche qui ne fait pas bien son métier donc ne cache pas sa préférence à gauche est obligé de mentir à ses lecteurs sur les connerie de l’élu selon vous ? Par contre s’il cache sa préférence (mettre ses préférence politique de côté pour moi ça veut dire ça) il dira forcément la vérité ? Désolé de vous décevoir mais je pense que mettre ses préférences de côté n’a aucun rapport avec l’intégrité, le professionnalisme du journaliste. Mettre ses préférence politique de côté, en fait pour vous, ça veut dire arriver à ne pas mentir ? Quelle vision de votre métier, ça fait peur pour la suite…

    • Felix Briaud dit :

      Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris à votre commentaire, mais je publie quand même.

      Si un élu de gauche fait une connerie, oui, un bon journaliste (de gauche, par exemple, mais ses idées, je le répète, ne doivent pas avoir d’influence sur la pratique de son métier) se doit de pointer la connerie de l’élu du doigt. Mettre ses préférences politiques de côté dans la pratique du métier de journaliste, c’est avoir du respect pour son public, qui doit se faire une opinion par lui-même.

    • Nicolas dit :

      « Désolé de vous décevoir mais je pense que mettre ses préférences de côté n’a aucun rapport avec l’intégrité, le professionnalisme du journaliste.  »

      Bein tout de même, puisque la Vérité existe, le journaliste, comme un scientifique, doit être objectif.

      Surtout que, il faut bien le dire, à part peut être des bac-10, tout le monde s’en fou de l’opinion du journaliste.

      Donc, je soutiens que Monsieur Briaud a raison. « La vérité, l’âpre vérité ! »

  48. Piedo dit :

    « Cela peut paraître un détail, mais en « temps journalistique », deux jours de différence, c’est beaucoup. »

    Cette seule phrase montre bien les limites des formations en journalisme. Cette course au scoop, à l’actualité toujours plus brûlante qui fait que le fond n’a en définitive guère d’importance, puisqu’on n’aura de toute façon qu’un temps extrêmement réduit à lui accorder.

    Quand, comme vous semblez l’être, on est convaincu qu’il existe « un temps journalistique », que deux jours, c’est beaucoup, il est somme toute logique qu’on accorde une telle importance à une vidéo de ce type comme aux propos de Mélenchon. Mais, je vous le souhaite, peut-être réaliserez-vous un jour que tout ceci n’a, en fait, pas le moindre intérêt. Ça n’est qu’un épiphénomène médiatique sans consistance. Sans doute auriez-vous mieux fait de le considérer comme tel.

    • Felix Briaud dit :

      Quand j’évoque le « temps journalistique », c’est pour expliquer qu’il se passe beaucoup de choses, dans l’actualité, en deux jours. Et « Le Parisien » fait partie des organes de presse qui traitent l’actualité chaude.

      Si je vous écrivais aujourd’hui que les insurgés sont en train de progresser en Libye, ne me ririez-vous pas au nez ? Si oui, ce serait justifié, puisque les forces de Kadhafi sont actuellement en train de regagner du terrain contre les rebelles. Les insurgés qui progressaient vers l’ouest de la Libye, c’était il y a deux jours. Mais en deux jours, il se passe beaucoup de choses.

      • Piedo dit :

        Sauf que vous savez comme moi que « les rebelles progressent » ou « Kadhafi reprend du terrain » n’a qu’un intérêt extrêmement ténu.

        Les vrais enjeux journalistiques et informatifs ont bien plus à voir avec des angles type « qui sont les rebelles », qui compose le CNT…

        Certes, en deux jours, il se passe beaucoup de micro-événements. Mais, c’est très rarement que ces épiphénomènes ont un impact à plus large échelle.

        Par ailleurs, votre comparaison est pour le moins oiseuse. Comparer le tout-venant de l’actualité chaude (qui compose 90 % des pages du Parisien/AEF) à la guerre civile en Lybie, c’est quand même audacieux. Certes, je perçois bien qu’il s’agit d’un exemple, mais ça ne signifie pas nécessairement qu’il soit pertinent.

        L’actualité et la recherche du scoop sont les plaies du journalisme. L’information ressemble maintenant plus à un fast-food, et le bruit médiatique qui a accompagné la mise en ligne de votre vidéo il y a un an en fait partie. Il n’y a là-dedans aucune information utile, rien qui nous apporte un éclaircissement sur notre monde, rien qui nous aide à comprendre la société qui nous entoure. Je suis peut-être un grand rêveur, mais j’ai pourtant la conviction que c’est cela, le travail d’un journaliste.

  49. Clément dit :

    Ce que je constate, à la lecture des commentaires, c’est que la technique de manipulation employé par Mélenchon, Bayrou, Sarkozy (ça leur fait un point commun) fonctionne. On tape sur les journalistes, accusés de manipuler, de ne pas faire leur travail, de faire dans le sensationnel et dans le glauque…Comme dans toute profession, il y a des malhonnêtes, des nuls…Et comme dans tout profession, des gens intègres, scrupuleux, sérieux…C’est un peu facile d’accabler le journaliste, c’est aussi au lecteur de veiller à la qualité de l’information. Comment ? En arrêtant d’acheter des journaux (ou magazines)racoleurs par exemple. Soyons honnêtes un moment : dans un journal qui contient un fait divers sordide et une analyse politique de grande finesse, vous lisez quoi en premier ? Alors comme on dit, avant de chercher la paille dans l’oeil de son voisin, on regarde la poute qu’on a dans le sien. Je rappele que la presse, même si elle n’a pas toujours bien fait son boulot ces dernières années (en même temps, quand on est mis sur écoute par les services secrets français et cambriolé…), est un contre-pouvoir, et en tant que tel elle doit être soutenue, peut-être en la réformant, mais pas traînée dans la boue. Demandez aux égyptiens, aux tunisiens, ce que ça fait d’avoir une presse qui n’assume plus ce rôle. Dernière chose : quand Mélenchon insulte un journaliste, quel que soient les torts des partis, il sait parfaitement que ça paraîtra dans la presse. Autrement dit, en critiquant avec violence et injures la faculté de la presse à exploiter les buzz débiles, on ne fait qu’alimenter cette tendance. Bravo Mélenchon !

    • clément dit :

      A Stax : Il faut quand même être sacrément con, excusez le terme mais il est adapté, pour dire de quelqu’un qu’il es de gauche et le traiter de bourgeois…C’est vrai que c’est bien connu, les ouvriers, les chômeurs, tous les gens qui ne sont pas bourgeois votent à droite, tout le monde le sait voyons. Sinon, qu’est-ce-qui vous fait dire que je suis de gauche ? J’ai cité mélenchon (extrême-gauche), bayrou (centriste) et Sarkozy (UMP), ça fait pas très orienté quand même…Ah si, désolé, j’en ai oublié un du PS mais je n’ai pas de nom qui m’est venu à l’esprit sur le moment. Ouy est-ce que c’est parce que je parle de contre-pouvoir ? J’en aurai dit de même avec la gauche au pouvoir. Bref, merci pour votre analyse bas de plafond.
      Quant à Nicolas qui explique que les médias sont contrôlés par la gauche…Dassault, de droite, détient le figaro et l’express. Lagardère, droite, possède europe 1, virgin radio, paris-match. le président de la république nomme le directeur de radio france et des chaînes de service public…Ah si, des gens de gauche ont pris la direction du journal le monde. Y’a aussi marianne, le nouvelosb et libé. Ouah, quelle main-mise de la gauche !

  50. stax dit :

    Tiens , encore un journaleux qui vote a gauche, ils sont elevès en batterie dans ces écoles formatés de fils de bourgeois

    • Felix Briaud dit :

      Wow, c’est constructif.

    • Nicolas dit :

      On sais bien que tout les journaliste sont à gauche, comme du reste les enseignants et quasi tout les fonctionnaires (le PS étant leur vitrine légal).

      La gauche contrôle les média (d’où l’absence d’une vraie droite en France, de type Républicain US ou Conservateur UK).

      C’est certes un problème d’un point de vu démocratie pluralisme tout ca, mais comme de toute façon c’est l’économie qui décide et pas les politiques, on s’en fou.

      • Tassin dit :

        Tous les journalistes sont à gauche!!
        Parlons de TF1, Europe 1, Le Figaro, Cana +, RTL, RMC, Valeurs Actuelles, les gratuits de Bolloré, Lagardère & cie, c’est de gauche tout ça?
        Ça représente quand même une sacré part de marché vous ne trouvez pas?

  51. Rachel dit :

    Tiens, nous n’avons toujours pas le début de la séquence. Vous allez la foutre sur Internet en mars 2012 ?

    • Felix Briaud dit :

      Non. Mais manifestement, vous n’avez pas lu le billet. Je vais vous faciliter la tâche : j’y écris que la vidéo est en version intégrale, et que j’ai appuyé sur « REC » alors que j’étais en train de poser ma première question (sur l’abstention, donc, un sujet 100% politique).

  52. Lulu dit :

    Et c’est ainsi qu’un journaliste se fait un nom. Tout est dit.

  53. jpfoucault dit :

    Il ne parle pas des maisons closes, mais de la Une du parisien, qui es, ce jour là, sur les maisons closes et non sur l’abstention ou plus largement les élections. Vous embrayez sur le sujet des maisons closes à un types qui est en campagne pour une élection par provocation. Dire le contraire est malhonnête. Dire que c’est lui qui parle des maisons closes est absolument malhonnête et tordu de votre part. Il vous en fait d’ailleurs directement la remarque en terminant par un nom d’oiseau tellement il est outré. Quand au coté insultant, en retournant cette interview sur le sujet des maison closes, est évidemment une insulte intellectuelle. Normal que vous vous en preniez en retour. Le style est discutable certes.

    • Felix Briaud dit :

      Mélenchon, à ce moment-là, n’est plus en campagne pour une élection, puisque la scène est tournée deux jours avant le deuxième tour des régionales, et que le Front de Gauche n’avait pas pu se maintenir au second tour en Ile-de-France.

      Je ne lui parle pas des maisons closes…je lui demande pourquoi il pense que ce n’est pas un choix de « Une » pertinent, en argumentant que c’est un sujet de société.

  54. michto dit :

    Ah ce mélanchon (pas de majuscule pour ce truc), il eût été suisse, cela aurait donné un beau trou de Bâle !

  55. Joss51 dit :

    Franchement si vous êtes plutôt proche de JLM politiquement, vous êtes mal barré dans ce métier !
    Parce que si vous n’êtes pas de centre gauche ou droite, voire droite tout court, comme la plupart des éditorialistes qui, eux, ne se gênent pas à donner leur opinion, vous aurez du mal à ne pas être mis au placard.
    Concernant JLM, il a un programme de révolution du journalisme qui me semble être bon et juste.
    Tout cela me semble être un gros malentendu : Mélenchon était crevé et a aussi son caractère il faut le reconnaître.
    Si vous êtes vraiment de la gauche à laquelle il appartient, ne vous servez pas de ce fait divers pour lui nuire.
    Par contre, j’aurais bien aimé avoir la fin reportage et l’opinion de JLM sur votre appartenance à la gauche.
    Pense-t-il que vos préférences devraient influer sur vos questions ? Finalement pourquoi pas vu que les plus importants ne se gênent pas.

    • Felix Briaud dit :

      L’interview est publiée dans son intégralité. Elle s’arrête là parce que j’ai appuyé sur « REC » et ai arrêté l’enregistrement à ce moment-là.

  56. Omar dit :

    Mon cher Félix

    J’avais déjà vu la vidéo plusieurs fois, je l’ai re-regardée encore et je suis surpris par votre mauvaise foi que je mets sur le compte de votre juvénilité et votre ego blessé, mais je ne vois pas en quoi vous rectifiez quoi que ce soit. Vous défendez le Parisien, c’est votre droit, mais jamais Melenchon ne demande à ce que le Parisien ne parle qu’exclusivement des régionales.
    Mélenchon prend pourEXEMPLE la une du parisien pour illustrer l’idée selon laquelle le système médiatique participe à cette dévaloristion du politique en laissant croire que l’important ce serait PAR EXEMPLE la réouverture des maisons closes. Comme il vous le dit cette question n’est en aucun cas un souci pour 99,999% des salariés et autres citoyens…La trafic d’êtres humains par exemple…qui alimentent le phénomène du proxénétisme interpelle bien plus les gens que la pseudo question cornélienne de réouverture des bordels…
    Donc vous faites deux erreurs :
    1) psychologique car vous le relancez sur le sujet alors que visiblement le sujet l’agace déjà…Donc effectivement il pète les plombs car il a l’impression d’avoir en face de lui un quidam qui ne comprend rien à ce qu’il dit
    2)une erreur théorique (c + grave) car effectivemment vous ne comprenez pas ce que Melenchon veut vous dire. Vous auriez pu le relancer sur ce qu’il entendait par une Vraie Info, ou en quoi consisterait selon lui un bon boulot de journaliste…
    Au lieu de cela vous insistez de maniére extrêmement lourdingue (pardonnez moi en toute amitié) sur un sujet initéressant et inutile…Il pète les plombs et vous vous prenez une grosse baffe symbolique qui ne me semble pas complètement imméritée.
    les vrais soucis des francais sont les conditions de vie, les loyers, le pouvoir d’achat, la crise qui dévaste tout depuis maintenant 4ans, les services publics qui foutent le camp, les services d’urgences des hostos ou vous poireautez 4 ou 7h pour vous faire soigner, le remboursement des médocs, l’école et l’avenir de ses gosses, voilà les vraies préoccupations des francais et non l’existence des bordels!!
    Quant à votre remarque (trés méprisante) sur le lectorat populaire du Parisien qui ne souhaiterait pas qu’on parle de sujets sérieux tout le temps, je la trouve typique d’un étudiant de Sc Po qui ne connait pas les prolos et qui s’en fait la représentation que nous en donne la télé, à savoir un troupeau d’abrutis qui se torche au gévéor ou à la Kanter devant le foot et le tiercé et qui aime les journaux qui ont une photo de femme à poil en deuxième page…représentation fausse et insupportable de condescendance…De plus, un journal n’est pas une savonnette, c’est un véhicuile d’idées et il n’est pas censé être l’écho systématique de ses lecteurs, il est censé être au service d’une info vraie…
    Bref, je vous invite vivement à réfléchir sur la pratique de votre futur boulot, si vous ne voulez pas finir comme Pujadas ou Pernaud, naufrages personnifiés d’une belle profession.
    Cordialement.

    • Felix Briaud dit :

      « La trafic d’êtres humains par exemple…qui alimentent le phénomène du proxénétisme interpelle bien plus les gens que la pseudo question cornélienne de réouverture des bordels… »

      Mais tout cela – prostitution, trafic d’êtres humains, maisons closes – est lié, ne pensez-vous pas ?

      D’autre part, « Le Parisien » en parle aussi, du pouvoir d’achat, des services publics qui foutent le camp, du remboursement des médocs et de l’école, puisque vous citez ces sujets. Et puis parfois, le journal parle de réouverture des maisons closes. Parce que c’est un sujet de société parmi énormément d’autres, et qu’il y a 365 jours dans l’année, et donc qu’une nécessaire variation des sujets traités s’impose.

      • Ajax dit :

        Vous auriez dû préparer votre interview. Visiblement vous n’étiez pas à la hauteur et n’avez pas compris les premières réponses de Mélenchon.

    • Nicolas dit :

      « Mélenchon prend pourEXEMPLE la une du parisien pour illustrer l’idée selon laquelle le système médiatique participe à cette dévaloristion du politique en laissant croire que l’important ce serait PAR EXEMPLE la réouverture des maisons closes.  »

      Hum, donc le politique se valorise à ne rien faire et être inutile au gens ?

      « Comme il vous le dit cette question n’est en aucun cas un souci pour 99,999% des salariés et autres citoyens… »

      Heu ? Les salariés, c’est pas si important que cela -ce n’est du reste qu’une catégorie statistique et légal, parfois tarabiscoté, mais pas une réalité. Votre phrase est donc étrange, tout de même..

      « Donc effectivement il pète les plombs car il a l’impression d’avoir en face de lui un quidam qui ne comprend rien à ce qu’il dit »

      Oui : dans les écoles des cités, les Djeunes font pareil avec leur enseignants « ki pige kedal »..

      « les vrais soucis des francais sont .. »
      Vous voulez dire « VOS » soucies, plutôt, non ?
      De toute façon, soyons réaliste, Mélanchon n’y peut rien, de vos soucies..
      (La France est ruinée par des décennie d’anlibéralisme : c’est un fait brut et rien n’y personne n’y peut plus rien).

      « De plus, un journal n’est pas une savonnette, c’est un véhicuile d’idées et il n’est pas censé être l’écho systématique de ses lecteurs, il est censé être au service d’une info vraie… »

      Petite contradiction, non…

  57. kazame dit :

    Oh ben ça alors, on nous ressort ce dossier plusieurs mois plus tard… On se demande bien ce que ça cache !
    Non mais très franchement cet article n’a aucun intérêt et n’apporte pas d’eau au moulin. Pas de quoi relancer le « buzz » sur Google news. En réalité tout le monde s’en fout de la brutalité de la réaction de Mélenchon. Ce qui est vraiment grave, c’est que même en sortant de Science Po Paris on en soit réduit à avoir un comportement de journaliste de caniveau à la Paris Match !

    Qu’est ce que c’est que ces manières de changer de sujet de discussion ? Mélenchon a évoqué la une du Parisien pour critique le manque total de sérieux de ce journal qui préfère polémiquer dans le vide au lieu de traiter de l’information. Et là tac, vieille méthode de journaliste : « faisons parler prostitution à Mélenchon ». Mélenchon il était en pleine manif, il était en train de causer politique sociale. Qu’est ce que les prostituées viennent faire là dedans ? Pourquoi il devrait donner son avis là-dessus ? Arrêtez de dire que c’est lui qui a amené ce sujet dans la discussion : il prenait un exemple au hasard, il voulait pas parler de prostitution !! Vous êtes vraiment de mauvaise foi, monsieur. Vous vouliez évoquer un sujet un peu « salace » et vous avez d’ailleurs lourdement insisté pour obtenir une réponse. Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère de Mélenchon qui avait bien autre chose à foutre que de répondre à des questions totalement hors sujet en plein conflit social.

    Et évitez, franchement, de faire preuve d’autant de mépris social : parce que le Parisien aurait un lectorat soi-disant « populaire », il devrait parler des putes et pas de la politique ? Il a besoin d’une couverture un peu trash pour vendre ses titres ? Mais quand allez vous cesser de prendre les gens pour des abrutis ? Populaire ça veut dire quoi pour vous ? Gros beauf qui pense qu’au cul, au foot et à la bière ? Mais dans quel monde vivez vous ? Figurez vous que les gens, souvent, ça les intéresse la politique. Et que si les quotidiens avaient des contenus un peu moins médiocres, leurs ventes ne s’effondrerait pas comme c’est le cas maintenant !

    Le boulot d’un journaliste, c’est de fournir de l’information. Vous, vous avez eu un comportement digne de la presse people : il faut du sang et du cul. Alors vous saisissez avec beaucoup d’enthousiasme l’occasion de causer de ça, plutôt que du mouvement social. C’est tellement classique, tellement banal… Indigne de votre niveau d’études en fait, et c’est vraiment triste de voir que la nouvelle génération s’égare tout autant que la précédente !

    Mélenchon est allé trop loin dans sa réaction, c’est clair. Sur la forme elle l’a desservi en le faisant passer pour un type haineux et vulgaire. Mais dans le fond, il a raison : vous avez le même réflexe que tous les journalistes : il vous faut de l’évènementiel, du gore, du trash, du saignant… Tout ce qui fait le côté méprisable de votre corporation voyeuriste (car c’est bien de ça qu’il s’agit), qui ne veut, effectivement, que vendre du papier sans trop se fouler.

    Et ne venez pas nous dire que le thème de la prostitution est sans importance. Il l’est. Mais il faut savoir être cohérent et remettre les choses dans leur contexte. Et non je suis désolé la prostitution n’est pas un sujet « bouillant », dont tout le monde parle en famille au déjeuner. Si c’est votre cas, tant mieux. Mais dans ce pays beaucoup de gens sont dans la merde et n’y pensent même pas. Beaucoup de ces gens-là étaient dans la rue le jour où êtes aller interroger Mélenchon…

    • Felix Briaud dit :

      Premièrement, Mélenchon n’était pas en pleine manif. Si vous aviez bien lu le billet, vous sauriez que c’était une distribution de tracts, organisée deux jours avant le deuxième tour des élections régionales.

      Je n’ai jamais eu de mépris pour le « lectorat populaire » du « Parisien ». C’est un journal qui a un « lectorat populaire », et tout le monde le sait. Si vous voulez mettre ce journal sur le même plan que « Le Monde Diplomatique », allez-y, mais je doute que ce soit pertinent.

      Pour terminer, je ne connais personnellement pas beaucoup de sujets qui font la « Une » du « Parisien » deux jours de suite, comme cela a été le cas pour les élections régionales après le premier tour. Pour que tel soit le cas, il faut vraiment que le sujet soit important.

      « Le Parisien » savait aussi sans doute qu’avec le deuxième tour des élections, il allait être amené à le remettre en « Une » peu de temps après.

      L’actualité, c’est riche, il se passe plein de choses. Il faut que cette grande variété de sujets possibles se retrouve dans les « Unes » des journaux. Après avoir mis la politique deux jours de suite en « Une », « Le Parisien » a pensé qu’il pouvait varier un peu, avec un sujet de société. C’est ce qu’il a fait (mais rassurez-vous, ce n’est pas parce qu’il n’a pas mis la politique en « Une » qu’il n’en parlait pas dans les pages intérieures).

      • Sylvain Schott dit :

        En effet, c’est inutile de mettre le Parisien et le Monde Diplomatique sur le même plan : ces derniers font du journalisme.

      • Felix Briaud dit :

        Mais qui êtes-vous pour juger ce qui est du journalisme et ce qui ne l’est pas ?

        C’est bien arrogant de votre part…le journalisme recouvre bien des aspects. « Le Parisien » fait un certain type de journalisme, « Le Monde Diplomatique » en fait un autre.

  58. JeanL dit :

    Si vous croyez que ça a encore un intérêt de revenir sur cette affaire… et si vous imaginez que la prostitution, quel que soit le drame que ça peut représenter ce soit aujourd’hui un des problèmes majeurs auxquels les politiques doivent d’attaquer mon pauvre vieux vous avez à ouvrir les yeux!!!! Les problèmes ce sont mondialisation, délocalisations, partage des richesses, financiarisation de l’économie….Vous ne faisiez pas donc bien votre boulot quoique vous en pensiez…..

    • Felix Briaud dit :

      Je ne crois pas m’être encore vanté de bien faire mon boulot.

      J’admets volontiers que ma première relance, sitôt que Jean-Luc Mélenchon me parle de la « Une » du « Parisien » et de la pertinence de parler de la prostitution entre les deux tours d’une élection, n’était pas nécessairement la plus habile.

      L’objet de cette vidéo est tout autre. Elle montre à quel point une personnalité politique de premier plan peut manquer de respect aux journalistes, et aux gens en général (car si Mélenchon est un homme, comme beaucoup l’écrivent pour justifier sa colère, un(e) journaliste est aussi un être humain, qui a le droit qu’on lui parle avec respect).

      • Arbracam dit :

        Elle montre à quel point un journaliste de second plan peut manquer de respect à l’égard -et du journalisme -et des citoyens en déficit d’information sur des sujets majeurs les concernant. Car si le journaliste est un homme, comme nous
        le reconnaissons volontiers en venant ici continuer à papoter pour expliciter, un homme politique est aussi, en plus d’être la risée du journalisme à la Yann Barthès, un homme (ou une femme) de convictions qui a peut-être une autre vision des choses que la vision ras-les-pâquerettes du premier perdreau de l’année. Pardon du peu. Mais que ton ego ait souffert du reflet de ta bêtise dans les yeux de Mélenchon qui n’en peut plus ce soir là d’en voir autant concentrée en une seule personne et avec autant de ténacité, n’est certainement pas le problème du moment. Surtout si le perdreau de l’année s’avère être aussi celui de l’année suivante. C’est à désespérer. Je me demande pourquoi j’ai fait autant d’années d’études moi. Quand je vois le mal que je me donne à nourrir une pensée articulée, avec toutes les gamelles que je me suis prises au cours de mes formations par des profs qui savaient combien étaient lourdes de conséquences pour l’avenir de ne pas avoir conscience de nos âneries et qui ne laissaient rien passer, et que je vois le peu d’humilité de gens comme toi devant leurs propres errements jusqu’à nous tenir la chique un an après! Tu veux que je te dise, ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est que tu trouveras toujours sur internet des gens pour pleurer avec toi. Ne te donne pas plus d’importance que tu n’en n’as réellement par pitié. T’as été élu par quelqu’un? Non. T’es un bon journaliste? Pas encore (c’est mon optimisme de gauche qui parle)…. Alors si tu veux qu’on t’écoute en t’accordant un peu de crédit mets là en sourdine et bosse. Fais comme nous quoi. L’immense majorité des anonymes qui n’en pouvons plus des starlettes du « journalisme » et qui galérons au quotidien avec personne pour nous proposer du taf sur Europe1 en nous tapant sur l’épaule. Bon perso, page suivante. Vas boire un coup avec un pote, et reviens-nous- puisque tu dis être de gauche- avec le melon un peu moins gonflé.

  59. P6.1 dit :

    Bonjour,
    D’où je vous écris je ne peux pas regarder votre video, mais j’ai lu vos explications et j’ai lu pas mal de choses sur cette histoire à l’époque. Et j’vais bien sûr vu la vidéo diffusée à l’époque. Je trouve que Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas être trés fier de son comportement. Il aurait mieux fait de s’excuser auprès de vous une fois son énervement retombé, plutôt que d’essayer de se justifier à longueur de blog et d’itw. Ca lui aurait en outre peut-être évité d’autres altercations de ce type par la suite. Ce n’est pas que sur le fond il ait toujours tort, souvent je lui donne raison, mais son attitude est trés anti-pathique et tout à fait irrespectueuse. Je pense également à votre pauvre collègue(de TC?) qui s’est faite traiter d’espionne du FN. Jean-Luc, t’as le melon ou quoi?
    Juste un détail : je suis militant du Parti de Gauche.

    • Felix Briaud dit :

      Votre capacité à prendre de la distance vous honore ! J’aimerais que tous les militants du Parti de Gauche puissent en faire de même.

      Je ne dis pas du tout que j’ai raison sur toute la ligne ; mais je ne pense pas avoir totalement tort non plus, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai initialement publié la vidéo.

      Enfin, vous avez raison de le souligner, Jean-Luc Mélenchon ne s’est jamais excusé pour la façon dont il s’est adressé à moi. Il ne l’a pas fait après l’algarade, il ne l’a pas non plus fait dans les jours et les semaines qui ont suivi. Au contraire, je me souviens même d’un très lyrique « Ca va, Félix ? Tu la sens, celle-là ? » écrit sur son blog plusieurs jours après l’incident.

      Cordialement.

      • f61 dit :

        Je viens de (re)voir la video et je dois dire que votre façon de conduire la discussion vers la question des maisons closes, qui était complètement hors sujet n’était pas pertinente et je comprends que Jean-Luc Mélenchon ait eu le sentiment que vous lui manquiez de respect alors qu’au départ il vous explique aimablement les choses à vous qui êtes un étudiant et non un journaliste, ça se sent nettement à travers les questions que vous posez, et qu’au bout du compte tout ce qui semble vous intéresser c’est d’obtenir un bon mot sur un sujet parfaitement artificiel en piègeant la personne qui a eu la gentillesse de vous répondre.
        Je continue à trouver que Jean-Luc réagit trop fortement, mais franchement, vous ne devriez pas être trés fier de vous non plus. A votre place, jamais je n’aurais sorti cette vidéo la première fois et je ne comprends pas pourquoi vous essayez de remettre le couvert. Et en plus, l’intégralité de la vidéo vous dessert plutôt. Efforcez vous plutôt de remplir votre rôle de journaliste honorablement plutôt que d’aliment le buzz avec une polémique de peu d’intérêt.
        Je vous le dit sans haine ni animosité, mais sur cette histoire, vous feriez bien de faire profil bas.
        Cordialement

  60. Malaberg dit :

    Bon, je me suis tapé tous les commentaires de cette page.

    Je présume que vous les avez tous lus, vous aussi.

    Je vais à mon tour me permettre quelques remarques, même si j’ai déjà laissé deux ou trois messages d’appui à certains commentaires, par ci par là.

    J’ai vu des messages assez peu pertinents, auxquels vous avez souvent répondu. J’ai vu des messages beaucoup plus pertinents, auxquels vous n’avez presque jamais répondu. Est ce que parce que vous êtes d’accord ? Dans ce cas, dites le quand même.

    Dans cette affaire, je vais choisir de manière tout à fait arbitraire de croire que vous êtes de bonne foi. (j’ai autant d’éléments qui m’incitent à penser dans ce sens que dans l’autre, alors il faut bien que je tranche, et mon ingénuité naturelle me fait toujours pencher de ce coté là.)
    Alors, en toute bonne foi, est ce que vous avez fait l’effort de tenter de comprendre la thèse de Mélenchon ? A ce que je vois, j’ai l’impression que si vous avez essayé, vous n’y êtes pas parvenu. Pourtant, nombre de commentaires fort pertinents (et restés sans réponse jusqu’à maintenant) ont tenté de vous faire faire cette démarche, en l’expliquant, en mâchant le travail, etc. Mais j’ai l’impression que vous n’en tenez pas compte. Trois hypothèses alors
    1) Vous êtes con. Mais apparemment, ce n’est pas le cas, donc on passe à la suivante
    2) Vous êtes de mauvaise foi. Hypothèse écartée en début de commentaire
    3) Vous percevez chacun des messages postés ici comme une agression envers vous, envers votre personne, ou comme l’expression d’une vieille rancoeur aigrie de militants aveugles suivant Mélenchon stupidement, alors que bon nombre d’entre eux, parfois excédés, parfois maladroits, mais parfois avec beaucoup de finesse (trop peut être ?), tentent simplement de vous amener à comprendre ce que Mélenchon veut dire. Pas partager, mais comprendre. (Par exemple, j’ai récemment compris la perspective des militants NPA révolutionnaires, sans pour autant la partager). COMPRENDRE. J’ai rarement vu de réponse à ces messages. Ces gens ne sont pas « mal intentionnés », comme votre inconscient semble vous le suggérer. J’ai l’impression que vous tentez sincèrement de comprendre ce qui est dit, mais qu’un blocage en vous vous en empêche complètement. Mais pour en avoir la certitude, il faudrait déjà que vous répondiez sur le fond à quelques uns de ces commentaires. Pour l’instant, on a l’impression que vous vous sentez aggressé, vous vous drapez souvent dans votre dignité, parce que, et ce n’est que mon avis, vous êtes intimement persuadé que vous avez raison sur toute la ligne, que Mélenchon a tort sur toute la ligne, que sa position n’est qu’une posture, ce qui n’est pas le cas, j’en reparle après, qu’il n’y a aucune réflexion cohérente derrière, à part peut être faire du « buzz » pour faire parler de soi, et que toute personne qui vient vous dire le contraire est soit bête, soit menteuse, mais en tout cas sans intérêt. Sortez de cette position ! Je sais, ce n’est pas facile, mais faites un effort, bon sang ! En vous comportant ainsi, vous donnez raison à Mélenchon lorsqu’il vous traite de « petite cervelle », tout simplement parce qu’il a l’impression que vous faites exprès de ne pas comprendre, alors que je pense sincèrement que c’est cette position qui vous fait vous comporter ainsi : vous êtes intimement persuadé que vous avez raison et n’arrivez pas à vous remettre en question. Alors je sais, c’est dur, on n’y arrive pas tout le temps, mais une fois qu’on l’a fait, on se sent bien plus intelligent qu’avant, croyez moi. Open your mind ! Ecoutez ce que les autres ont à dire ! (Il ne suffit pas de dire qu’on le fait ou de le penser pour le faire, il faut le FAIRE, vraiment.)

    En ce qui concerne la prétendue « colère feinte » de Mélenchon, je vous invite à prendre le temps de regarder l’émission « déshabillons les mélenchon les raisons de la colère », un peu vieille puisqu’elle a quelques mois où il est question de la vidéo, justement, mais à un moment vers la fin, la journaliste, qui était sur votre position à vous, au début (les hommes politiques mentent tous, ils feintent tous, ils ne sont jamais sincères, etc.) dit quelque chose à propos de Mélenchon, sur ses colères, et ça fait plaisir de voir qu’elle a compris quelque chose pendant l’émission. J’ai un lien, là

    s’il ne marche pas, googlez ce qui est entre guillemets plus haut, l’émission devrait sortir assez facilement(elle dure quelque chose comme une petite heure, si je me rappelle bien, je ne peux pas voir la vidéo d’où je suis pour vérifier)

    Si vous trouvez Mélenchon injuste avec vous, essayez vous aussi de vous mettre à sa place et de comprendre pourquoi il pense que vous n’êtes qu’un piégeur malhonnête. Là aussi, c’est dur, je sais… Je pense qu’il est de bonne foi, comme vous, mais que vous n’arrivez pas à vous comprendre…

    Faites l’effort de regarder la vidéo…

    Enfin, en ce qui me concerne, comme ça doit se voir, je cherche à comprendre comment vous pensez, ce qu’il y a dans votre tête. C’est pour cela qu’une réponse m’honorerait au plus haut point, je souhaite vraiment savoir si j’ai vu vrai, ou si vous êtes simplement de mauvaise foi, ce que je n’espère pas, ce n’est pas compatible avec ma vision de la nature humaine.

    Bonne continuation 😉

    • Felix Briaud dit :

      Je n’ai pas encore répondu à certains commentaires, effectivement, parce qu’ils sont plus longs et qu’ils demandent plus de temps de réflexion, et, accessoirement, d’écriture. Mais je vais y répondre, dès que j’aurai un peu plus de temps.

      Vous avez raison, certains, comme le vôtre, soulèvent de bonnes questions et ne tombent pas dans l’injure à la première occasion. Donnez-moi donc quelques jours…merci.

    • robert chicon dit :

      @Malaberg,
      Votre plaidoyer ne tient pas. Il n’y a rien à comprendre. Mélenchon est un homme politique dont le boulot est de parler et de maîtriser sa parole. Un homme politique, cela garde son sang froid, surtout quand il postule à la magistrature suprême. Vous imaginez un type affublé d’un tel tempérament qui dirige la France ?
      Et oui, il y en a un. Actuellement en exercice. Et vous voyez où on en est.
      C’est juste une question de savoir-vivre, on ne parle pas aux gens comme ça. On ne dit pas aux gens « Casse-toi, pov’ con ». On ne traite pas les gens de « petites cervelles ». Non, seulement, cela est insultant mais pire, ce n’est pas professionnel.
      Si on avait besoin d’une preuve que Mélenchon n’a pas l’envergure d’un homme d’Etat, il l’a fournie tout seul. Et pour ça, je l’applaudis des deux mains.

      • Malaberg dit :

        Monsieur Chicon,
        Je me permettrai de vous répondre que votre conception de la politique a l’air tellement archaïque que j’en arrive à douter qu’il y ait encore quelque chose sous la poussière qui la recouvre.

        Manifestement, vous n’êtes pas le genre de personne qui se donne la peine de prendre un peu de temps pour réfléchir, mais plutôt, à ce que je vois, le genre qui, après une demi seconde à faire semblant de penser, a son point de vue au demeurant très superficiel ancré à vie en lui, et que rien ne lui en fera démordre. Vous le démontrez fort bien avec votre « Il n’y a rien à comprendre », synonyme de « Jamais je ne ferai le moindre effort intellectuel, c’est trop fatigant. Je préfère rester sur les clichés qui me servent d’avis. »

        Aucune discussion n’est possible face à une telle attitude se revendiquant elle même du « circulez, Il n’y a rien à voir », et c’est pourquoi, tant que vous serez dans cette optique, je pense que nous n’avons rien de plus à nous dire.

      • robert chicon dit :

        @Malaberg
        Dommage que vous répondiez à côté.
        Vous m’accusez d’être archaïque, simplement parce que je reproche à Mélenchon son manque de politesse. Effectivement, aujourd’hui, cela ne sert plus à rien de maîtriser ses nerfs, cela ne sert à rien de se conduire dignement et non comme un bateleur d’estrade.
        Je ne sais pas si je suis archaïque, en revanche, je me rends compte d’une chose: qu’on puisse soutenir quelqu’un aussi grossier en dit long sur la manière dont on considère le reste de ses semblables.

      • Malaberg dit :

        Merci d’avoir confirmé par votre réponse ce que je disais à propos de votre (non)réflexion et de votre (in)capacité à prendre du recul.

        Je n’ai rien à ajouter de plus à mon message précédent.

  61. Ajax dit :

    Franchement, vos exploits douteux n’intéressent plus personne. Continuez vos études et passez à autre chose.

    • Felix Briaud dit :

      Je ne suis plus étudiant, mais sinon, oui, je veux bien passer à autre chose. J’ai simplement estimé qu’au vu du nombre de gens qui m’ont parlé de cette vidéo depuis un an, ces gens avaient le droit d’avoir plus d’éléments de contexte.

      Cordialement.

  62. Tassin dit :

    « Il faut distinguer son métier de ses opinions »

    Ça c’est vraiment une belle bêtise! Vous pourriez travailler au Figaro ou à Valeurs Actuelles en votant à gauche???
    Autre exemple : les militaires dissidents en Libye seraient aux côtés de Kadhafi s’ils appliquaient cette maxime.

    • Felix Briaud dit :

      Je ne connais personne à la rédaction de « Valeurs Actuelles », mais en ce qui concerne « Le Figaro », je sais qu’il y a des journalistes de gauche là-bas.

      Des gens qui ont besoin de manger, comme tout le monde.

    • Intermarché dit :

      Dans le genre énormité on fait difficilement mieux. Donc tous les journalistes du Figaro sont de droite ? C’est ça ? Tous les journalistes de Libération sont de gauche ? Simplifier les choses à ce point, ce n’est pas de l’aveuglement, c’est de la … comment on dit déjà… je ne me souviens plus du mot. Ah oui… de l’ignorance.

  63. mort de rire dit :

    il y a quand même un truc….il râle parés votre question sur les tracts ps….et lui même est resté plus de 20 ans au ps!!!! cela n’avait pas l’air de le déranger tant que ça à l’époque…. Juste après il vous démolit et il démolit la professions de journaliste. Inclut-il les journalistes des organes de presses anarchistes ou militants de gauche, ainsi que les organes de presse satyrique(comme le canard enchainées)???? Inclut-il aussi les journaliste web???? bonne question…..
    Il s’est payé un plus petit que lui comme le bon gros oligarque qu’il est!!

    • seb_seb24 dit :

      « Inclut-il les journalistes des organes de presses anarchistes ou militants de gauche, ainsi que… »
      Il inclut les journalistes qui se sentent visés.
      Ceux qui pensent bien faire leur métier et qui ont leur conscience pour eux, ne s’en prennent d’ailleurs pas à Mélenchon sur ce sujet.

  64. Ivan Valerio dit :

    Je me permets de rendre publique une vidéo que nous avions tournée à l’époque.

    C’est une version un peu plus longue de la discussion. Peut-être sera-t-elle utile …

    • Felix Briaud dit :

      Merci, Ivan, c’est la première fois que je vois cette vidéo, et elle est effectivement très utile.

    • AN219 dit :

      Merci,de rétablir la vérité ,un an après…

    • Tichinoi dit :

      Et pourquoi ne pas l’avoir sortie avant?

      • JR dit :

        @Tichinoi
        Pourquoi ne pas la sortir avant ?
        parce qu’on y voit Mélenchon expliquer encore et encore ce que Félix Briaud s’obstine à ne pas comprendre.
        Mais je trolle alors je sors.
        PS : avant que je parte, M. Briaud, pouvez-bous ôter les guillemets dans votre réponse à mon précédent commentaire « les journaux, c’était mieux avant », démonstration supplémentaire de votre goût pour la déformation des propos de votre interlocuteur.
        Salutations

      • Felix Briaud dit :

        « Il fut un temps où la raison d’être des journaux et des journalistes qui les fabriquaient était l’information. Comme vous l’écrivez vous-même, l’objectif est devenu aujourd’hui le « niveau des ventes ». », m’écrivez-vous.

        Ça ressemble pas mal, si on résume, à « les journaux, c’était mieux avant », vous ne trouvez pas ?

        Ce n’est à mon sens pas offensant, et les guillemets ne le sont pas plus. Alors non, je ne les enlèverai pas.

  65. 16ar dit :

    pourquoi on ne voit pas la suite ? qd jl mélenchon s’emporte lorsque vous lui répondez qu’ « il faut différencier son métier et ses opinions » ?

    • Felix Briaud dit :

      J’ai déjà répondu à cela : tout simplement parce que j’ai rappuyé sur « REC » à ce moment-là, et ai arrêté l’enregistrement. Je n’ai rien à cacher.

  66. AN219 dit :

    Toujours les mêmes problèmes,on prend un homme politique,un élu,et on le confronte a des journalistes,essayistes,philosophes,écrivains; simple rappel,ces derniers n’ont aucuns pouvoirs sur la gouverne du peuple,si ce n’est les rumeurs ,la discrétisation,ou comme vous l’étude nécessaire a votre épanouissement intellectuel,allez continuez a lires des journaux et regardez la télé,sans oublié de lire touts les manuels du style »comment devenir…édition MARABOUT ».Les médias actuels sont les responsables de l’incompréhension politiques et des abstentions,voire pire des votes sans connaissances.
    Des images et du papiers, coûte que coûte.

    Si la gloire apporte l’argent, j’attends la gloire ; si la gloire n’apporte pas l’argent, j’attends l’argent.

  67. AN219 dit :

    Ah, j’oubliais tu vas vite en besogne,tu dis »je fait mon métier de journaliste »alors que tu est a cette époque « étudiant »bravo cocco t’as tout compris…..(Mélenchon aurait pu s’auto-programmer président,cela va de soi).

    • Felix Briaud dit :

      Mais… savez-vous lire ? Il faut citer ma réponse en entier. Je dis : « en l’occurrence mon métier de journaliste, celui que je préparais à l’époque ».

      Je dis donc bel et bien qu’il y a un an, lors de cette algarade, j’étais étudiant en journalisme. Aujourd’hui, je suis journaliste.

      Capisce ? C’est un tout petit peu énervant de perdre son temps sur des commentaires aussi inutiles.

  68. morentelle dit :

    En fait ta démarche est claire et ton interlocuteur t’avais bien analysé en te qualifiant de petit bourgeois ( j’entends la pensée bourgeoise pas le milieu d’où tu viens cela ne m’intéresse absolument pas )
    Malheureusement, tu ne peux absolument pas voir plus loin que ton petit égo . Le Monde Humain ne t’intéresse absolument pas et cela se ressentait dejà dans la vidéo tronquée .
    Tu vote à Gauche ? oui mais tu es dans la pensée petite bourgeoise et cela t’empêche de comprendre ce qui c’est vraiment passé ce jour là et pourquoi tu as énervé autant monsieur Mélenchon. Je te souhaite de travailler à libération l’emblême des bobos de gauches . Car je pense que ta place est la bas .
    Bonne continuation . En parallèle des beautés et mystères qui ne t’appartiendrons jamais si tu reste dans cet état d’esprit .

  69. morentelle dit :

    Car au fait comment as tu compris ça n’interesse pas les gens de mon quartier ? de melenchon au sujet des maisons closes ?
    car tout se trouve vraiment dans cette phrase c’est le noeud .

    • Felix Briaud dit :

      C’est peut-être le noeud pour vous, mais pas pour moi.

      Et étant donné ce que vous écrivez dans votre commentaire juste au-dessus, je ne crois pas qu’il soit très constructif de vous répondre.

  70. TRINTIGNAC dit :

    Je pense effectivement dans cette affaire que vous avez été l’aubaine qui se présentait au bon moment pour créer le buzz. En effet, il y a un an Mélenchon s’évertuait à vouloir imposer sa légitimité dans le cercle fermé des politiciens qui intéressent les médias….
    Par la virulente altercation qu’il a parfaitement orchestrée avec vous, a peu près au même moment que celle préméditée avec Pujadas, il a provoqué « l’électro-choc médiatique » qui lui a ouvert les plateaux de télés et les studios de radios.
    Sauf qu’aujourd hui, à force de crier haro sur la médiacratie qu’il ne rechigne pas en réalité à fréquenter assidument, cette posture ambivalente semble se retourner contre lui. La provocation ça va un temps, mais à force de s’illustrer systématiquement par des humiliations à l’encontre des politiques ou des journalistes le plus souvent femmes, je dis bien femmes ( Aubry, Chabot, Ferrari et bien d’autres), ça agace, ça gave. Mélenchon n’est plus qu’à 4 % des intentions de votes aujourd’hui.
    Il n’a pas réussi à relever le niveau du débat. Car, quelque soit la pertinence de ses interventions en terme politique économique ou social, ce que l’on retient de lui ce sont ses effets de manche et rien d’autre. Il s’est fait piéger tout seul… Et les médias n’en voudront plus car il n’intéresse plus. Son heure de gloire est terminée.

    • AN219 dit :

      Il n’a pas réussi à relever le niveau du débat. Car, quelque soit la pertinence de ses interventions en terme politique économique ou social, ce que l’on retient de lui ce sont ses effets de manche et rien d’autre. Il s’est fait piéger tout seul… Et les médias n’en voudront plus car il n’intéresse plus. Son heure de gloire est terminée.

      Mr Mélenchon comme vous le dites ne cherche pas a attirer les médias,mais des électeurs.Quand même 10% au cantonales ,pas mal pour un parti tout neuf a comparer au fn!!!

    • pablito dit :

      mélenchon est à 4% dans les sondages, dont tout le monde sait qu’ils sont allègrement « redressés » au doigt mouillé.

      En attendant, le front de gauche fait 10.38% aux cantonales. Et ça c’est un peu plus sérieux que des fumisteries de sondages fait sur internet en promettant une cagnotte au bout…

  71. Laurent dit :

    Mélenchon, comme Le Pen, est à manier avec la plus grande précaution… Il faut le secouer sinon la pulpe elle reste en bas… mais si on le secoue trop fort, BOUM.
    C’est tout un art et de toute évidence c’est de la haute voltige.

  72. Razgriz dit :

    Peu importe le fond du débat, les Unes du Parisien ou quoi. A mon sens le fin mot de l’affaire c’est qu’on parle pas comme ça aux gens, caméra allumée ou éteinte. Quand je dis on, je parle bien sûr de Mélenchon, hein. Cette affaire a fait que pas mal de monde s’est pris la tête sur de nombreux sujets, mais c’est juste une affaire de courtoisie et de politesse. Deux choses que Jean-Luc Mélenchon n’a visiblement pas, mais c’est son « style » dirons certains.

    En tout cas bonne continuation, et en espérant que cet incident ne marque pas trop votre carrière de journaliste.

  73. Louise dit :

    Pourquoi avoir publié la vidéo?
    La question peut paraitre naïve, mais aux vues de la discussion avant l’altercation (que je trouve plutôt intéressante), qu’est ce qui vous a motivé à publier cet extrait en particulier?
    J’ai peur que ça soit là où « la fameuse mauvaise foi des médias » dont parle JLM et qu’il fustige tant ait pu retomber sur vous… D’autant que la suite de la discussion semble plus détendue et qu’il précise bien que « ce n’est pas une attaque personnelle, je suis sure que vous êtes un type très gentil »… (voir ce lien:, avec la suite de la discussion: http://www.dailymotion.com/video/xcn9f2_jean-luc-melenchon-s-emporte-face-a_news)
    Si c’est effectivement une tempête dans un verre d’eau, quel est l’intérêt de choisir cet extrait, ou même tout simplement de publier la vidéo en entier?
    Quel que soit le ton employé (que je déplore), et l’agressivité qui le caractérise souvent face aux journalistes, publier cet extrait donne raison à son discours, et c’est dommage…

    2eme question : Est-ce que cette vidéo vous a aidé à décrocher un poste à LCI et Europe1?

    • Felix Briaud dit :

      Bonsoir. Je crois avoir déjà pas mal expliqué pourquoi je publiais cette vidéo, dans mes réponses à certains commentaires précédents.

      Cette vidéo ne m’a absolument pas aidé à décrocher un poste, ni à Europe 1 (où j’étais en contrat d’apprentissage en dernière année d’école), ni à LCI.

      Et ce n’était absolument pas le but recherché non plus, donc tout va bien.

  74. bob janry dit :

    bonjour,

    bonne démarche de publier l’intégrale, pouvez vous mettre en ligne la fin de la discussion svp ? ça coupe brutalement au moment où vous avez l’air de briser enfin la glace tous les deux et de commencer à dénouer enfin votre quiproquo.

    enfin quoi, lui n’a pas compris que vous passiez du coq à l’âne dans vos questions, et il a raison, et vous n’avez pas compris pourquoi sa réaction était aussi injurieuse à votre égard particulier, et vous avez raison.

    problème aussi on a un gros plan sur mélenchon mais vous on ne vous voit pas. Or il est évident qu’il a mal pris quelque chose dans votre comportement. C’est certainement une mauvaise interprétation de sa part mais vous avez peut-être une petite idée de ce qu’il a mal pris dans le contexte, et sachant qu’il avait l’air dès le début de votre vidéo particulièrement fatigué et irrité. allez jusqu’au bout de votre explication merci.

    • Felix Briaud dit :

      Je ne peux pas mettre en ligne la fin de la discussion, puisqu’elle n’existe pas. J’ai arrêté de filmer au moment où la vidéo s’arrête, et, encore une fois, je n’ai rien à cacher.

      Le reste de la conversation a été filmée par des confrères, qui étaient eux aussi en école de journalisme, à l’époque. Vous trouverez le lien dans le commentaire d’un dénommé Ivan, un peu plus haut.

      Quant au fait qu’on ne me voie pas… oui c’est normal, puisque je tenais la caméra. Mais si vous regardez la vidéo d’Ivan, vous me verrez. Et je ne crois pas que ce soit mon comportement pendant l’interview qui fait mal réagir M. Mélenchon.

      Cordialement.

  75. jocegaly dit :

    Quand je vois un retour comme celui là, sur une anecdote, et dans le contexte actuel… je suis perplexe. Il y a un an, une question a été posée, qui n’était pas en lien avec les préoccupations dont l’urgence était cruciale (sur le plan sociétal, économique , etc) . Aujourd’hui , ce retour l’est encore moins… Sauf si… Sauf si c’est pour alimenter une campagne anti gauche? ou et anti Mélanchon? .. j’en suis doublement perplexe.

    • Felix Briaud dit :

      Oui, bien sûr, je suis en mission pour l’Action Française, et je viens directement des années 30, grâce à un formidable voyage dans le temps.

      Non mais sérieusement… arrêtez la parano deux secondes, quoi.

      Sans rancune.

  76. Nicolas dit :

    Je n’aime pas les journalistes, mais force est de constater que ce Mélanchon est totalement ridicule et n’a pas les nerfs indispensable pour être un politique : c’est une fillette. Alors son numéro de Caliméro pseudo républicain auto proclamé..

    En plus, il veut que les journalistes bavent leur opinion politique sur le public : même s’il est FN, Mosieur Méchanlon ?

  77. Red3y dit :

    Je me permets de réagir à votre article.

    L’attitude de Mélenchon est fortement critiquable car particulièrement indécente et irrespectueuse envers vous et envers le métier de journaliste :Vous méritez que l’on prenne votre défense pour cette raison. Et il mérite qu’on le vilipende à ce sujet.
    C’est certes un fait mineur, mais « le diable ne réside-t-il pas dans les détails » ? En tant qu’homme politique, Mélenchon se doit d’afficher un contrôle exemplaire de lui-même. Peut-on se figurer un responsable politique qui rivalise d’arrogance et de mépris ?

    Cependant, j’avoue que vous avez commis une erreur stratégique dans le choix de vos questions : Vous n’avez pas su rebondir sur le propos réel de Mélenchon. Vous avez peut-être manqué de tact, surtout que son avis sur les maisons closes était donné d’avance, puisqu’il qualifiait la Une du Parisen de sujet mineur. Enfin, peut-on vous blâmer pour cela ? Vous étiez alors étudiant, « C’est le métier qui rentre, », comme on dit !

  78. campia pierre dit :

    Je découvre cette vidéo n’ayant lu à l’époque que les réactions dans la presse nationale,
    L’agressivité caractérisée de Mr Mélanchon est chargée de haine, de mépris vis à vis de ce que vous représentez: le journalisme. Il en vient à vous dicter ce sur quoi vous devez l’interviewez. Ce n’est pas une juste colère de la part de Mélanchon, c’est grossier , injurieux et vulgaire. Je suis allé à un meeting du front de gauche à Lyon où il était absent. La vice présidente de son mouvement est plus posée et plus convaincante
    Bravo pour votre sang froid et votre calme durant ce reportage.
    Cordialement

  79. Jacques Dufresne dit :

    Ancien journaliste aujourd’hui retraité, je suis surpris de voir que la formation que vous avez reçue semble avoir omis de vous apprendre la première règle d’or d’une interview : écouter attentivement la personne que l’on questionne. Si vous l’aviez fait, vous auriez compris le sens de l’allusion au titre du Parisien. Et vous ne vous auriez pas mis dans un tel cas de figure. Réécoutez bien. D’autre part, permettez-moi de m’étonner qu’il vous ait fallu un an pour réagir…

    • Felix Briaud dit :

      Sur mon temps pour réagir, comme vous le dites, je m’en explique longuement dans le billet, ainsi que dans mes réponses à certains des commentaires.

      Mais pour résumer, le retentissement que cette vidéo a eu sur le coup, et auquel je ne pouvais pas m’attendre, m’empêchaient d’être en pleine possession de mes moyens. J’étais au coeur de quelque chose que je ne contrôlais plus, et croyez-moi, ce n’est pas facile à vivre. Mais passons, je ne veux pas que l’on croie que je m’apitoie sur mon sort…

      Et par ailleurs, j’écoute M. Mélenchon. Je choisis de réagir sur certains de ses propos qui me surprennent. Cela aurait pu en être autrement, mais il se trouve que c’est comme cela que ça s’est passé.

      S’il ne m’avait pas parlé de la pertinence de cette « Une » sur les maisons closes, ce n’est pas moi qui aurait mis le sujet sur le tapis de moi-même. Je ne cherchais évidemment pas à provoquer une réaction pour faire un « buzz ».

      Mais je pourrais chanter cela sur tous les tons, certains resteraient malgré tout convaincus du contraire.

      • le Prolo du Biolo dit :

        « Je ne cherchais évidemment pas à provoquer une réaction pour faire un « buzz » »

        Pourquoi publier cette vidéo alors ?

      • Felix Briaud dit :

        La vidéo me semblait d’intérêt public, tout simplement parce qu’on y voit une personnalité politique de premier plan incendier une personne (un journaliste, certes, mais une personne avant tout) et être très insultant avec la profession de journaliste.

        La publier sur DailyMotion ne signifie pas nécessairement que cela va faire un buzz. Je l’ai mise à disposition, l’ai certes tweetée, mais une fois disponible, je ne contrôlais plus sa diffusion. Ce sont les gens qui en ont fait ce qu’elle est devenue.

  80. Jacques Dufresne dit :

    Pardon : vous ne vous seriez pas mis… (et non pas auriez !)

  81. Jean dit :

    L’interview était pourtant bien parti mais lancer le débat sur les maisons closes c’était une grave erreur à ne pas faire. Tu as improvisé et tu t’es complètement planté. Mélenchon a l’habitude et a de très bon réflexes, et il ne s’est pas laissé embarqué dans ton débat. Il t’as remis à ta place avec c’est vrai un peu de punsh. Mais c’est le métier de politique et de journaliste la confrontation ! T’aurais du embrayer avec d’autres questions au lieu de vouloir débattre des maisons closes.
    Soit c’est le fruit d’un mauvais travail avant l’interview, soit t’avais pas assez l’habitude.
    Mais la conclusion c’est sûrement pas que Mélenchon est le grand méchant loup.
    T’as voulu faire un interview, c’était bien parti, t’as raté le virage en plein milieu. C’est pas grave il fallait se relever et continuer à s’améliorer. Mais pas dire que c’est la faute au virage sinon tu n’ira pas bien loin…

    Cordialement,

    Et bon courage et bonne chance dans ta vie professionnelle.

  82. Intermarché dit :

    Le problème de Mélenchon est triple:
    1) Il a mauvais caractère. Il est soupe au lait. Il est imbu de lui-même. Il aime d’écouter parler. En ce sens, il ressemble comme deux gouttes d’eau à Nicolas Sarkozy. Ce même tempérament qui plombe une classe politique. Par leur simple comportement, ceux qui sont affectés par ces maux déteignent sur l’ensemble de leur collègue. Avoir un Mélenchon comme candidat cela n’incite pas à voter.
    2) Il essaie d’exister. Pour cela il se dit il faut avoir une grande bouche, il faut parler fort. Donc, il fait du bruit avec sa bouche. L’ennui est qu’il va faire quoi, 6% à la présidentielle. Cela va juste couvrir ses frais de campagne. Mélenchon, il ne sort de nulle part. C’est un apparatchik à l’ancienne, comme au bon vieux temps. Il affirme vouloir défendre la veuve, l’orphelin et le pauvre. Et il y a des naïfs qui le croient.
    3) Sa stratégie ne prend pas électoralement. Et cela est une signe de bonne santé politique. Cela prouve que les électeurs ont perçu qui il était, ils ont vu le visage derrière le masque, ils ont senti l’arnaque. Ils se disent qu’un type pareil n’a pas l’étoffe pour diriger un pays. A peine avait-il celle de tenir un secrétariat d’Etat et encore pas longtemps.
    Le plus triste dans l’histoire est que des gens se fasse rouler de la sorte par un tel personnage. En fait, l’existence d’un tel candidat est la preuve d’un désespoir. Il y a toujours de mauvaises herbes pour pousser sur la souffrance des autres et en poussant elles ne rendent pas la terre plus fertile. Au contraire, elles l’appauvrissent un peu plus.

    • fafoua dit :

      Intermarché, je vous invite à réfléchir au programme du Parti de Gauche pour sortir de votre approche haineuse. A moins que votre haine vous siée comme un gant, auquel cas je ne peux rien pour vous.
      http://programme.lepartidegauche.fr/programme/version-courante-des-fiches-programme

    • le Prolo du Biolo dit :

      « Sa stratégie ne prend pas électoralement. Et cela est une signe de bonne santé politique »

      De même que la percée du FN ?

      « A peine avait-il celle de tenir un secrétariat d’Etat et encore pas longtemps. »

      Le genre de jugement qu’on aimerait plus argumenté …

      • Felix Briaud dit :

        Parlons-en, justement du FN.

        Toutes ces personnes qui, sur mon blog ou ailleurs, défendent l’attitude de Jean-Luc Mélenchon, devraient surtout se poser une question : si, à la place du co-président du Parti de Gauche, c’est Jean-Marie Le Pen ou Marine Le Pen qui s’étaient ainsi adressés à un étudiant en journalisme, n’auraient-ils pas été indignés ?

        S’ils se disent que oui, peut-être, alors, devraient-ils songer à appliquer à tous le même traitement. On en parle pas comme ça aux gens. Point.

  83. Michel16 dit :

    Dans votre interview de Mélenchon, vos questions ne sont certes pas très bonnes; normal, vous êtes étudiant. Que la grossière agressivité de Mélenchon soit spontanée ou étudiée, cela revient finalement au même et renseigne sur le bonhomme, qui après avoir siégé paisiblement au Sénat sous l’étiquette et avec les voix des notables PS est soudain devenu un révolutionnaire-allergique-à-toute-compromission. Merci de cet interview, involontairement digne de Desproges.

    • le Prolo du Biolo dit :

      Si Mélenchon était un pantouflard, il aurait tout simplement pu rester au Sénat tranquille parmi les meubles de son parti d’origine, plutôt que se remettre en question et risquer sa situation dans une élection régionale hors PS pas du tout gagnée d’avance, non ?

  84. guillaume dit :

    Je sais même plus très bien comment je suis arrivé ici. En tout cas une chose est sûre, la description que vous faites de cet inteview laisse à penser que c’était une violence qu’il vous a faites. J’ai regardé la vidéo. On y voit un type au milieu de manifestants donc certainement à un moment de lutte sociale. L’entretient commence. ça parle politique. Bon. Moi je vois rien de spécial. Ensuite vous intervenez sur l’abstention. Il vous évoque un titre de parisien. c’est là, mais vous le savez que commence à s’envenimer la discussion. Pourquoi? Parce que vous faites le jeune journaliste qui ne comprends pas que c’est un métier où il y a des enjeux importants. Là vous dites : « j’étais trop concentré sur l’interview pour me rendre compte de la violence des propos de Jean-Luc Mélenchon » Je crois qu’effectivement vous n’étiez pas concentré sur l’interviewé mais sur l’interview. C’est un subtil comme distinction mais ça fait la différence entre un échange et des attaques. L’attaquant ici c’est vous.(dans ce mot c’est peut-être moi mais je n’ai pas l’habitude de laisser de message sur les sites ou les blogs simplement là j’ai trouvé ça un peu fort que vous commenciez votre métier sur ce registre paranoïaque.)
    Je ne suis pas partisan mais je trouve que Mélenchon a une énergie communicative et vitalisante. D’ailleurs il parle pas par complaisance.

  85. AN219 dit :

    Journaliste : un métier qui consiste à expliquer aux autres ce qu’on ne comprend pas soi-même.
    Bonne chance!!

  86. Chericleon dit :

    Bonsoir,

    j’ai trouvé l’article et la vidéo très intéressante. C’est dommage que la vidéo se coupe, j’aurai bien aimé entendre l’opinion de M. Mélanchon sur la séparation opinion/job.

    Je ne suis pas fan des journalistes car je trouve que beaucoup donnent une mauvaise image de la politique. Jamais un journaliste dira que quelque chose est bien alors qu’il passera son temps à souligner les couacs, les dysfonctionnements, les échecs…etc

    Mais en l’espèce je trouve vos questions pertinentes. Et puis même si vos questions n’étaient pas pertinentes sa réaction est scandaleuse.

    Bienvenue dans la grande famille des blogueurs!

    Un autre blogueur.

  87. Frederic dit :

    Vous avez eu un an pour analyser votre interview. Je constate qu’un an plus tard, vous n’avez pas saisi la raison pour laquelle Mr Melenchon vous répond de cette façon, certes, assez vigoureuse.

    Mr Melenchon pointe la responsabilité des médias à propos de l’abstention, vous initiez le sujet par votre question sur l’abstention : Mr Melenchon répond : « …les salades habituelles…ou on présente la politique, au lieu de la présenter comme un acte civique… » »… le jour 2, aprés qu’on ait tous jeté de grosses larmes sur l’abstention populaire, quel était le titre du journal le parisien ? Faut il réouvrir les maisons closes ? sujet qui est venu sur 4 ou 5 radios, c’est interessant ça non ? [ Ironique ]
    « …Ce mélange de voyeurisme et de prostitution de l’esprit public va continuer, jusqu’à la catastrophe, évidement… »

    A cet instant, alors qu’il vient de développer sur la responsabilité des médias en ce qui concerne « la prostitution de l’esprit public » il utilise la une du parisien pour appuyer ses propos, vous répondez :  » ça intéresse les gens, l’ouverture des maisons closes… » [ Avec un petit rire de votre part…]

    Réponse de Mr Melenchon qui augmente le volume… : « Si vous (les journalistes, les médias) leur parliez de choses intelligentes, ça les intéresseraient aussi… »

    C’est comme si vous n’aviez rien écouté de ce qu’il venait d’exprimer => si vous cherchez encore votre agression envers JLM, elle est exactement à ce moment la.

    Puis vous insistez sur l’importance du sujet des maisons closes…et Mr Melenchon augmente le volume au plus haut.

    Le fait d’être « de gauche » ne vous dispense de rien lorsque vous êtes dans votre job de journaliste et ne vous fourni pas d’alibi quant a votre « bonne foi »

    Vous cherchez à avoir le dernier mot en revenant sur cette affaire, mais Mr Melenchon vous a répondu sans détours.

    • Felix Briaud dit :

      Bonsoir. Premièrement, ce n’est pas parce que j’écris ce billet un an après que je n’y ai pas réfléchi avant.

      J’ai beau essayer de me forcer à penser le contraire, mais pour moi, le plus grave, ce ne sont pas mes questions, mais la façon dont M. Mélenchon réagit.

      C’est cela, qui, à mon sens, devrait avant tout interpeller les gens. Mais visiblement, ce n’est pas le cas de tout le monde.

      Vous dites : « Mr Mélenchon pointe la responsabilité des médias à propos de l’abstention, vous initiez le sujet par votre question sur l’abstention ». Est-ce à dire que les médias sont seuls responsables de l’abstention massive ? Soyons sérieux…

      J’initie le sujet par ma question sur l’abstention, dites-vous… mais qu’attendez-vous d’un journaliste ? Qu’il ouvre son micro et dise au politique : « Alors, M. Mélenchon (ou n’importe qui d’autre, d’ailleurs), parlez-nous de vos idées formidables ! ». Pour sûr, ce serait du grand journalisme, ça.

      Ma question sur l’abstention, je le redis, était une question légitime et en aucun cas provocante. Mais M. Mélenchon part tout de suite dans la confrontation (« ce mélange de voyeurisme et de prostitution de l’esprit public » pour parler du journalisme ! un peu de décence, tout de même !), et pointe du doigt, comme vous, les « méchants médias ».

      Cordialement.

      • Frederic dit :

        Relisez moi s’il vous plait :

        Je ne dis pas que vous n’avez pas réfléchis, je dis que vous n’avez toujours pas saisi, nuance.

        La réaction de Mr Melenchon est grave ? Mais parler franc et directement est plutôt rassurant, plutôt que des propos bien enrobé et… vénéneux.

        Je ne dis pas que les médias sont seuls responsable de l’abstention, je dis que Mr Melenchon pointe la responsabilité des médias dans cette affaire, nuance : ce que j’en pense, vous ne le savez pas, je n’en ai pas parlé.

        Ce que j’attends d’un journaliste : Qu’il me permette de saisir les idées, les arguments, les points de vues, etc… de interviewé, pas celui de l’interviewer.
        Croire que ceci est facile a faire est une vue de l’esprit.

        Je confirme que votre question sur l’abstention est pertinente. La réponse de Mr Melenchon l’est aussi, mais apparement, je vous cite : « (« ce mélange de voyeurisme et de prostitution de l’esprit public » pour parler du journalisme ! un peu de décence, tout de même !) »

        Visiblement la réponse de JLM ne vous convient pas. Dans ce cas, le mieux est de passer du journalisme à la politique.

        Quant au « méchants médias » c’est votre interprétation de mon post, je ne dis rien de tel, relisez s’il vous plait.

        Merci.

      • Xyz dit :

        À mon avis vous êtes indécrottable. Frédérique détaille par le menu l’histoire de l’affaire et vous semblez encore, un an après, la réfuter. Vous êtes tombé dans le piège du Journanalisme à sensation en interprétant à votre sauce ce que dit l’interviewé. Le point central de l’interviewé est l’abstention et ce qu’en font les journaux : vous êtes tombé à côté ! On sente bien que vous VOUS excitez sur le mot « maison close » et non pas sur le propos de l’interviewé.

        C’est dommage, car c’est une perte de temps pour vous, mais cela signifie sans aucun doute que votre métier entre, puisque vous n’avez pas changé encore de position vis-à-vis de cette affaire !

      • Nicolas dit :

        « La réaction de Mr Melenchon est grave ? Mais parler franc et directement est plutôt rassurant, plutôt que des propos bien enrobé et… vénéneux. »

        Vivement qu’on réédite les discours de Hitler alors, ca va vous plaire.

        « Je ne dis pas que les médias sont seuls responsable de l’abstention, »

        Déjà, il faudrait se poser la question « En quoi l’abstention est-elle grave ? ». Elle ne l’est pas. Toute les démocraties mures ont un fort taux d’abstention, signifiant que le peuple à -enfin !- compris que la politique ne pouvait rien pour eux; et c’est une très bonne chose que de quitter des rêveries pour le monde réel.

        Enfin, le fait de ne pas être compris ne donne pas le droit d’insulter, uniquement de reformuler, Monsieur Felix ne me semblant pas de mauvaise foi. Finalement, le modèle de mélanchon, c’est Maurras, non ?

      • Frederic dit :

        @Nicolas :

        Vous me citez : « Je ne dis pas que les médias sont seuls responsable de l’abstention, »
        => Je souligne seulement que je cite Mr Melenchon dans mon premier post… et pas mon point de vue.

        Je vous cite : « Vivement qu’on réédite les discours de Hitler alors, ca va vous plaire. »
        => Pure interprétation de votre part, je vous laisse la responsabilité de vos propos envers une personne que vous ne connaissez pas : je remarque par ailleurs, que vous pratiquez envers moi ce que vous dénoncez de Mr Mélenchon.

        Une précision : si vous aviez lu mon premier post, vous auriez remarqué que je souligne la façon dont Mr Melenchon réponds : « … Mr Melenchon vous répond de cette façon, certes, assez vigoureuse. »

        Quant au parler franc et direct, il a l’avantage d’offrir a celui qui écoute la possibilité d’avoir a son tour une position claire en étant en accord ou pas. c’est cela qui est rassurant.

        Pour l’abstention, je me garderais bien de l’interpréter. Après tout l’abstention dit seulement qu’elle s’est abstenu. Au delà de cette limite, c’est pure spéculation. Autrement dit et de mon point de vue, c’est parler pour rien dire.

        Quant à Mr Felix Briaud, je n’ai aucun doute sur le fait que cela à du être douloureux et je ne m’en réjouis pas.

        Je lui souhaite seulement de passer à autre chose.

  88. yann dit :

    Un an, ça nous donne une idée du délai de réflexion d’un journaliste de votre acabit. Je vois pas en quoi la façon dont cet homme vous répond est choquante face à la manipulation ridicule dont vous faîtes preuve. Vous êtes tout juste bon à être chroniqueur sur canal+.

  89. bob janry dit :

    re-bonjour

    j’ai donc trouvé la vidéo complémentaire des camarades sur la fin de votre discussion

    c’est ça? c’est effectivement vachement plus intéressant que le court extrait qu’on a vu passer 15 jours d’affilée à l’époque.
    très honnêtement, à part que vous avez du sûrement vous sentir mal à l’aise pendant 1/4 d’heure sur le moment à vous faire sermonner, on comprend que mélenchon se sent mal à l’aise tous les jours depuis des années devant le spectacle lamentable que donne à voir la façon dont les médias sélectionnent, organisent et développent leurs sujets d’informations.
    pas du tout contre vous, mais contre un effet de système engageant l’ensemble de la profession, comme mélenchon vous l’a d’ailleurs très bien expliqué à la fin, et en précisant qu’il ne vous visait pas personnellement.

    bref, l’affaire est entendue et de nombreux posts avant le mien expliquent déjà très bien ce que vous ne voulez pas ou n’arrivez pas à comprendre… une question demeure toutefois, car il me semble que le fond de cette « affaire » comme vous l’appelez ne concerne pas tant le contenu de l’interview même mais plutôt les circonstances de son exploitation et des nombreux commentaires auxquels elle a donné lieu.

    Et à ce titre je ne comprends pas pour quelle raison vous fîtes le choix du court extrait diffusé à l’époque, qui à l’évidence ne permet pas de comprendre le dénouement de votre quiproquo, et alors que la suite de l’interview filmé par votre camarade aurait apporté dès le début tout l’éclairage nécessaire.

    A vous lire

    • Tassin dit :

      Après visionnage de la suite, je crois que tout est dit. Mélenchon s’explique calmement.
      Regarder cette vidéo vaut bien mieux que tous les longs discours.
      Même si je pense comme beaucoup ici qu’il aurait du mieux garder son sang froid lors de l’interview.

    • Mary-Vallee dit :

      Le journalisme n’est pas l’art d’informer mais celui de façonner l’opinion.
      Comme la rhétorique : son but n’est pas la vérité mais l’opinion.

      Aussi doit-on être capable de différencier information et information journalistique.
      Information: La vérité se trouverait éventuellement dans la somme des témoignages pour peu que l’on soit capable de capitaliser intelligemment les différences et de vérifier les sources, ce qui demande du temps.
      L’information journalistique n’est pas le vecteur de la vérité mais en est bien une interprétation, un éclairage, une manipulation, une diversion, selon les desseins.
      L’information journalistique n’est pas en état pour venir en contre-poids de la propagande quand les moyens d’informer sont massivement dépendants des finances. Cela ne constitue pas une garantie d’objectivité mais plutôt une explication de l’angle de prise de vue. L’information journalistique devient une ligne de base de la propagande sous forme d’exercice permanent de persuasion, de diversion. La persuasion prépare en permanence le terrain pour que l’apparition soudaine de la propagande puisse porter efficacement ses fruits.
      C’est à cette école que se monsieur appartient, c’est cette école qui le façonne et c’est à cet exercice qu’il se forme.
      Rétrécir le champ n’apporte rien au sujet, cela donne l’illusion de la précision, c’est l’effet zoom : un exercice de style.
      Ecouter les journalistes c’est comme écouter les politiciens : ils usent tous de la rhétorique donc un minimum de connaissance mécanique se montre fort utile.
      Le journalisme c’est au quotidien alors que la politique c’est sur rendez-vous, les sujets, la manière de traiter et les objectifs ne sont pas les mêmes.

    • egillet dit :

      Félix, il m’arrive une chose troublante.
      En revoyant la vidéo, moi qui ne vote pas Mélenchon, je ne peux pas m’empêcher de le comprendre très bien et d’éprouver comme lui, le même agacement devant une certaine rhétorique journalistique que vous avez bien apprise, mais qui humainement n’est pas juste. On pourra reprocher à Mélenchon de s’énerver ainsi, mais avez-vous été professionnellement à la hauteur des propos de votre interlocuteur? Avez-vous cherché à interroger ce qu’il disait, pour aller vers plus de sens et pour faire émerger l’intelligence du propos par vos questions? Non, vos questions sont restées assez plates et vides. Mais la répétition de clichés n’est pas à la hauteur des exigences d’un vrai dialogue politique. Il faudrait s’enhardir à penser. Vous allez dire que s’en prendre aux médias est un cliché de votre interlocuteur? Il vous a pourtant dit quelque chose de sérieux qui n’était pas un rejet: avec moi, parle de politique. Félix, cette phrase, elle ne vous a pas fait question? Qu’est-ce que parler de politique, vraiment? Analyser et chercher à comprendre ces phénomènes d’élections?
      Au fond Félix, vous avez tenu une position de mauvaise foi.
      Devant un homme légitimement exaspéré, vous n’avez pas su faire face. Ou bien c’est de l’inexpérience, ou bien c’est inquiétant, car à bien y réfléchir, ce qu’il vous dit n’est pas mauvais, pas médiocre, mais au contraire plus exigeant intellectuellement que ce que vous montrez, vous. Mélenchon vous parle de son agacement devant un titre du parisien portant sur les maisons closes là où il faudrait collectivement se poser des questions sur l’Etat (ce truc, là, à quoi nous appartenons tous), et vous, vous commentez le contenu de l’article en dérivant sur la prostitution. Cela s’appelle biaiser. Ce n’était pas faire preuve de beaucoup de suite dans les idées.
      Félix, vous ne voyez vraiment pas pourquoi un homme, à qui le lien politique entre les hommes importe plus que tout, s’emporte quand on s’empresse de passer à autre chose, sans réflexion, après des élections?
      Vous ne pouvez pas voir qu’il essaye de ramener un peu de fond? De la pensée et pas des opinions creuses? Il vous dit qu’il est excédé de voir les questions politiques (qui sont le fondement du reste) mises au même plan que des sujets vendeurs, comme des yaourts, et dans votre lettre ci-jointe vous expliquez comprendre qu’on ne doit pas « lasser ses lecteurs ». Mais Félix, vous illustrez simplement ce que Mélenchon vous a dit, et sans réflexion. Et cela ne vous gêne pas, alors que vous êtes, vous le jeune journaliste, en position de proposer mieux que cela. Evidemment il s’emporte.
      Il développe une analyse critique contre un certain discours vide tenu sur l’abstention dans les médias, il expose qu’il faudrait rappeler les gens à leur devoir citoyen au lieu de faire du politique un consommable comme les autres, et vous vous empressez de dévier la question sur un sujet ultra-mineur. Là où il rappelle l’urgence de penser le collectif, la loi, le commun, vous dérivez sur un sujet particulier et « à sensation ». Sérieusement, Félix…
      Ce qui m’inquiète finalement, c’est bien la lettre d’accompagnement que vous avez postée avec cette vidéo. Je n’ai pas l’impression que vous ayez pensé ce qui vous est arrivé, comme un petit garçon qui dirait « méchant monsieur » et se ferait consoler. Si vous étiez un peu plus mature, vous n’auriez rien publié de tout cela, ni la vidéo, ni le texte dont vous l’assortissez. Vous auriez réfléchi au sens de ce qui vous était dit. Vous savez, ce moment en fin de vidéo où vous servez le discours sur « le journaliste doit mettre ses opinions de côté » et où Mélenchon vous répond: « mais non! » m’intéresse, dommage que vous ayez coupé. J’aurais bien voulu entendre aussi ce qu’il vous a dit à ce moment-là. Je sais ce que moi j’aurais ajouté à ce « mais non ». Vous ne devez pas vous abstenir de penser. Avoir du sens politique, c’est autre chose que d’avoir des opinions politiques favorables à tel ou tel parti. C’est un autre niveau: quel type de discours peut-il favoriser la conscience d’un lien politique commun, important, entre les hommes? Quel type de discours ne le favorise pas? On ne vous demande pas, comme journaliste, d’être de droite ou de gauche mais de faire votre travail d’éveilleur de consciences pour former des citoyens. Pas les formater à un seul discours. Pas leur servir de la facilité comme à des consommateurs décérébrés. Mais redonner de l’importance au fait d’appartenir à un Etat commun. l’Etat démocratique dans lequel nous vivons ne tient que par le sentiment de cette appartenance, et la volonté de pousser le niveau des débats. Mélenchon vous demandait de cesser d’être un spectateur-consommateur du monde traitant les autres comme de tels spectateurs-consommateurs, pour commencer à devenir un démocrate.
      Je me demande combien d’années il vous faudra pour comprendre cela Félix, si vous le comprenez jamais. Il faut commencer à penser, ce serait bien. Je vous souhaite de devenir un homme plus subtil que vous ne l’êtes à présent.

    • Yogurt dit :

      Merci pour cette vidéo très intéressante. Elle a le mérite de clarifier les choses et prouve que contrairement à ce qu’il prétend Felix Briaud n’est pas du tout de bonne foi.

      La conclusion que je tire de cette affaire est que ce jour là, Mélenchon était fatigué, et que le manque de pertinence des questions de l’étudiant a été la goutte qui a fait déborder le vase. Il a sans doute eu tord de s’emporter ainsi mais il avait ses raisons. Comme quoi on peut faire dire n’importe quoi à des images. Surtout quand elles sont sorties de leur contexte.

  90. jojo dit :

    Pourquoi avoir coupé avant la fin?

    Bizarre pour quelqu’un qui dit en substance :

    « Inclure ma dernière réaction permet aussi de contredire la version de Jean-Luc Mélenchon, qui, à plusieurs reprises, a prétendu que j’avais « pleurniché » en fin d’interview en le suppliant de m’expliquer pourquoi il s’adressait ainsi à moi, un jeune de gauche. Cela, aussi, est donc faux. »

  91. Youplaboum dit :

    faire semblant de croire que les éternels sujets du type « faut-il rouvrir les maisons closes »… servent à autre chose qu’à faire vendre du papier ou du reportage TV et discutailler âprement à ce sujet, quelle leçon de journalisme.
    Mélanchon avait clos le sujet de la meilleure façon, la plus rapide.

  92. thierry dit :

    tiens c’est marrant, vous postez ça pratiquement en même temps que les propositions de Bachelot sur les clients des prostitués. Vous vous êtes surement dit que ça intéresserait tout le monde, non ? Bref, …..sans commentaires……

  93. Camille dit :

    Je t’écoute et tu as raison: la sexualité est politique! C’est dommage qu’il le nie

  94. Michèle dit :

    Consolez-vous en pensant que votre vidéo fait partie des éléments qui nous ont donné à voir le vrai visage de ce soi-disant gauchiste, insultant un étudiant journaliste avant d’aller se vautrer sur les divans de Drucker. Le bord politique qu’il a choisi aurait pu nous tromper, mais là, on voit, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. Quoi que. Je croyais ça aussi avec notre président et il y en a tant aujourd’hui qui pleurent après l’avoir élu… Ce sont les êtres de la « modernité ». Je ne suis pas mécontente de n’en avoir plus pour très longtemps dans ce monde !

  95. Vinchuca dit :

    écoles de journalisme = pompes à fric et fabriques à gogo d’ égos démagos

    Abes

    • Felix Briaud dit :

      Pompes à fric ? Un grand nombre d’entre elles sont publiques, et rattachées à des universités.

      Par ailleurs, ayant été étudiant boursier, mon école de journalisme ne m’a pas coûté un kopek.

      Mais c’est vrai que c’est moins fatigant de balancer des choses, comme ça, dans le débat, sans vraiment s’être renseigné.

  96. henri renard dit :

    Comme vous le dites, vous devez mettre de la distance entre votre métier et vos opinions politiques. Mais dégagez vous aussi le plus possible des autres influences liées au pouvoir de l’argent.
    Pourquoi presque tous les médias sont pourris? Ils sont pris dans le carcan de leurs actionnaires, leurs annonceurs, des idées reçues injectées par la pub, le lobbying…, et un lectorat qui a perdu son discernement. Relisez Noam Chomsky. Oubliez le Parisien, et autres journaux qui sont à genoux.
    Le journalisme est un pouvoir qui peut se détacher du autres pouvoirs. Sinon il ne sert à rien.
    Mélenchon vous le dit à sa façon, il est parfois dur parce qu’il est en colère, mais c’est bien vous qui l’avez poussé là sans même vous en apercevoir, aussi durement.

  97. Mathieu dit :

    Premièrement on aimerait effectivement avoir la fin de l’entretien. Deuxièmement sur le début, certes Mélenchon a lancé l’idée « maisons closes » mais pour présenter le problème des intérêts médiatiques et de leur écartement face aux vrais débats de société comme l’abstention. Je tiens aussi à faire remarquer que Mélenchon s’était expliqué sur la chaîne LCP « Mélenchon, les raison de la colère » dispo sur dailymotion. C’est toi qui fait preuve d’hypocrisie intellectuelle, toi qui est soit-disant de gauche qui publie ce nouvel article ad hominem sur son blogue après [correction] les deux tours d’une élection.

    Pour finir à la fin de la vidéo tu te dis donc de gauche mais tu sous-entends ne pas mélanger pas ton métier et tes idées politiques, et c’est là que c’est pitoyable, comment notre génération a pu en arriver là ? Les convictions et les principes sont les matières premières d’un citoyen qui vit librement en société, tu fais surement parti des gens qui mélange « idées » et « dogmes », ce qui amène précisément à ces taux d’abstention provoqué par un désengagement constant du citoyen sur les idées politiques. Quelle naïveté ! D’ailleurs c’est bien triste qu’aujourd’hui on puisse confondre naïveté avec jeunesse tout comme dogme et engagement

  98. benoit dit :

    bonjour,
    Je suis parfaitement d’accord avec Frederic et surtout sur l’instant exact ou votre échange avec m. mélenchon a dérivé. Comme si vous vous étiez laissé aller à croire, avoir « flairé » une faille dans les propos de cet homme politique, comme un journaliste à sensation. »un bon coup » « une révélation »
    En tentant d’entrainer cette personne dans le fait-divers vous vous disqualifiez, vous perdez votre objectivité. Pas de malchance vous tombez sur un politique qui semble connaitre la manoeuvre. Il n’y à que des excuses qui pourraient vous sortir grandi de cette situation. Mais j’ai peur que votre égo ne le supporte pas. Vous jouez les vierges effarouchées, vous prenez l’air indignié des « belles personnes » comme le dit m. Melenchon. Vous êtes bon pour le Parisien mais quel domage, tant de compétence gachée… si je peux me permettre de vous donner un conseil : lisez P. Bourdieu sur les médias.

    NB: je rappele ce lien que vous omettez peut être parce qu’il révèle trop bien la réalité de votre échange avec m. mélenchon. (merci bob)

  99. dusse dit :

    bonjour à tous et pour essayer de comprendre ces enfantillages de cours de récréations, je me permets de citer michel colucci-coluche donc- qui disait en substance ;
    Les hommes politiques disent des conneries et les journalistes sont la pour les répéter a tout le monde.

    Et dire qu’il suffirait que plus personne ne s’intéresse à ce cirque pour que le niveau intellectuel général augmente…
    C’est comme la télé, quand on pense qu’il suffirait que plus personne ne la regarde pour qu’on aie des programmes intéressants. et bien je dirais à ceux qui gueulent  » vous n’êtes pas raisonnables non plus…
    Quant à moi tout ce que j’ai retenu de l’actualité à la télé c’est:
    RADIOLA
    220/240 VOLTS
    50 HTZ
    Double isolation en cas de fuites ( d’eaux je suppose ).
    Garantie 1 an pièces et main d’oeuvre
    SARL Balancie
    05 58 79 15 69
    ah aussi  » made in taiwan  » Ebouissant… non ?.

  100. Laurent dit :

    C’est vrai, c’est JL Mélanchon qui parle de l’article du Parisien sur les maisons closes. Mais le sujet de son propos ne sont pas les maisons closes mais bien quels devraient être les débats prioritaires. Pour lui ce sujet est un débat futile dans une période de crise.
    A mon sens votre erreur de journaliste est d’avoir fait l’ouverture des maisons closes l’objet principal de votre intervention, perdant le fil du sujet essentiel que vous avez vous même introduit et qui était l’affirmation ou l’effacement de l’identité des différentes composantes dans une union politique. Tant que vous restez sur le sujet tout se passe bien avec Mélanchon. Puis, comme au café du commerce, vous abandonnez le thème initial, et vous rebondissez sur un sujet qui n’a vraiment aucun intérêt et qui se substitue au débat nettement plus intéressant que vous aviez engagé et qui n’était pas terminé.
    Je dirais : manque de suite dans les idées.
    Cela dit je trouve choquant la manière dont JL Mélanchon essaie de vous remettre dans le sujet. C’est violent et inutilement méprisant.
    Mais il n’avait tort que sur la forme.

  101. iakin dit :

    Effectivement, s’il vous « semble utile de mettre à disposition un maximum d’éléments de contexte », on peut se demander pourquoi vous n’éditez pas votre billet pour y ajouter un lien vers cette vidéo :

    Parce qu’elle montrerait que votre altercation avec Mélenchon ne s’est pas aussi mal terminée que nous le laisserait penser votre vidéo ?
    On peut se poser la question…

    En tout cas, il m’est personnellement difficile de croire (et je ne dois pas être le seul) que vous revenez sur cet événement de votre simple initiative.
    Comme vous le dites, cela fait un an de ça et depuis vous n’êtes plus étudiant… vous en verrez d’autres (si ce n’est pas déjà fait) et on peut se demander ce qui vous a poussé à relancer le sujet.

    Permettez moi d’émettre des hypothèses…

    1- Vous pensez qu’il n’y a rien de plus grave pour un homme politique que d’insulter un étudiant en journalisme.
    (peu probable, il suffit de s’intéresser un peu au traitement de l’actualité par les médias pour comprendre pourquoi ce positionnement vous mettrait beaucoup de gens à dos, et je ne pense pas que c’est ce que vous cherchez)

    2- vous avez rédigé ce billet parce qu’on vous a plus ou moins indirectement poussé à le faire.
    (peut-être serait-il intéressant que vous vous posiez la question)

    3- et le plus probable à mon avis… vous pensez qu’il n’y a rien de plus grave que de vous avoir « pris à parti » (comme on dit) en tant que personne alors que vous faisiez votre travail. Et dans ce cas là vous n’avez pas compris que c’est exactement l’inverse qu’il s’est passé, vous avez été pris à parti en tant que journaliste qui met d’elle-même sa propre personne de côté.
    Vous le dites vous-même, « il faut savoir différencier son métier et ses opinions personnelles », mais vous êtes le premier à en faire une affaire personnelle quand on s’en prend à votre métier.

    Parce qu’en somme vous êtes d’accord avec ce que dit Mélenchon, le maronnier de la presse sur la prostitution ne sert qu’à vendre du papier, « il est probable que cela s’en serait ressenti au niveau des ventes », mais vous avez du mal à l’admettre. D’abord parce que c’est le métier que vous voulez faire et qu’il va vous falloir l’accepter. Ensuite parce que ça vous blesserait un peu dans votre orgueil d’admettre qu’il y a du vrai dans ce que dit quelqu’un qui vous a engueulé (ce qui se comprend, mais il faut savoir passer outre).

    Mais je ne me méprend pas… je me doute bien que mon message ne changera rien à votre manière de voir cette histoire. Peut-être au mieux y repenserez-vous lorsqu’au cours de votre travail vous allez vous retrouver à nouveau à devoir « faire votre métier » à contre-cœur.

    • LAVISSE dit :

      C’est curieux comme ce « journaliste » ne répond a vote billet. Alors qu’il répond a ceux qui sont extremes. merci d’avoir publier ce lien qu’il faut diffuser.

      • Felix Briaud dit :

        J’ai déjà dit que je répondrai aux commentaires plus longs et plus intéressants dans un second temps.

        Parce que ça nécessite du temps de réflexion, et d’écriture. Et que je n’ai malheureusement pas les attributs de Shiva.

        Cordialement.

        F.B., journaliste sans guillemets.

  102. Christian 78 dit :

    Bonjour Félix,
    J’ai commencé a m’intéresser à Mélenchon, après le buzz créer par ta vidéo et l’affaire Pujada.
    Ma première réaction fut « ouah il est pas très sympa cet homme politique avec un jeune ! »
    Je suis aller sur son blog, je l’ai écouté, lu…
    Je suis Historien de formation, donc décrypter un texte, analyser une opinion, cela me parais le minimum.
    Lorsque j’étais en Fac d’Histoire, j’ai connu beaucoup d’étudiants qui souhaitaient aller vers le journalisme.
    Pour leur plus grand bien, ils ont eu une formation critiques des éléments, un recul.
    La parti de la vidéo, qui n’est pas de vous est extrêmement intéressante, on est plus dans l’interview, mais dans le débat politique, et là franchement Mélenchon sort du lot.
    L’exemple qu’il cite, vous le reprenait comme un élément du discours et non comme une illustration.
    Il critique exactement ce que vous allez lui dire avant que vous lui dite : le zapping intellectuel.
    Quelle est votre formation initiale ? Je vous crois sincère, mais formaté. C’est ce qu’il a aussi voulu vous dire.
    Être de gauche, dans sa tête, c’est savoir écouter avec son cœur et placer ses idées dans sa vie quotidienne.
    Merci d’être revenu 1 an après vous êtes honnête, mais j’espère que vous êtres devenu journaliste et pas reporter.

  103. Pierron Rudy dit :

    Bonjour,

    Tout d’abord, je compte situer mes propos. Je suis militant au parti de gauche. Situer son discours est une manière d’aider son interlocuteur à le comprendre. En somme, c’est une stratégie libertaire pour favoriser une réelle communication. En sociologie, l’auteur travaille à éclairer d’où il parle. Est-ce un « homme », perçu comme blanc, issu des classes moyennes, socialisé durant les trentes glorieuses pour donner un exemple.
    Je me permet donc pour favoriser la compréhension de votre discours de vous demander une précision. D’où vous parlez? Nous avons bien compris que vous étiez étudiant journaliste à sciences po et de gauche. Pourriez-vous nous préciser de quelle gauche vous parlez? Cette demande permettra juste de comprendre en partie sur quel arsenal théorique vous fondez votre discours et favorisera l’échange constructif entre vous et les commentateurs.

    Maintenant, j’aimerai soutenir les propos postés par mon camarade Sylvain Schott lors de son premier commentaire dont vous n’avez pour l’instant pas eu le loisir de répondre. J’espère que vous aurez l’occasion d’y répondre parce que je trouve les questions soulevées très importantes. Quel est votre point de vue sur la réflexion engagée par le parti de gauche sur la condition de journaliste, quelle soit sociale ou professionnelle. J’insiste pour que vous vous référiez à l’argumentaire dévellopé par Sylvain Schott.

    J’aimerai aborder aussi avec vous la notion d’objectivité dans le cadre de votre profession en posant une question simple. Qu’est-ce qu’un fait?
    Les sciences humaines nous apprennent qu’un fait pur n’existe pas. Les faits sont toujours des constructions sociales c’est-dire des opérations discursives de classement, sélection et formalisation. Ces constructions sociales sont toujours le fruit d’un contexte social et culturelle et porteuses d’une idéologie.
    Pour limiter l’arbitraire de la construction sociale du fait, les sciences sociales proposent de donner au lecteur les moyens de controler cette construction du fait en exposant la méthode déployée pour sa construction.
    Qu’en est-il du journalisme? N’est-il pas dangereux de draper la construction journalistique du fait du voile de l’objectivité?
    La démarche généalogique de Foucault visant à historiciser les constructions sociales de l’intemporalité, de la naturalité, ou de la vérité se condense dans la question suivante: Quel intérêt de pouvoir y a-t-il derrière cette prétention à la vérité, à la naturalité…
    Reprenons donc la perspective foucaldienne pour la démarche journalistique. Quel intérêt de pouvoir y a-t-il pour la profession de journaliste derrière la prétention à l’objectivité des faits?

    Ce ne sont que quelques questions qui visent à mener une réflexion collective sur le métier de journaliste. C’est un débat citoyen puique l’individu fonde ses opinions politiques et donc ce qu’il croit bon pour l’intérêt général en fonction de la lecture qu’il a de la société et donc en partie en fonction de l’état des ressources disponibles pour comprendre le monde.

    Cordialement,

    Rudy Pierron

    • Pierron Rudy dit :

      ps: veuillez excuser les fautes d’orthographes…

    • Felix Briaud dit :

      C’est justement parce que le commentaire de votre camarade est plus long et plus constructif que beaucoup d’autres que je veux prendre le temps d’y répondre.

      C’est également le cas de votre commentaire, qui soulève des choses intéressantes, et exprimées avec intelligence.

      Je répondrai, dès que j’en aurai le temps. Mais cela requiert également de la réflexion.

      Cordialement.

  104. Pedronlamine44 dit :

    Mélenchon a totalement raison sur la dernière vidéo c’est catastrophique l’état des médias en France et des questions stupides n’élèvent pas le débat. Alors l’attaque est sévère mais il s’excuse et elle est totalement juste et justifié !!
    Vous le prenez mal ce qui est compréhensible mais le plsu important ce n’est pas ça c’est quel journalisme souhaitez vous. Etre de gauche comme vous dites c’est peut être ne pas cautionner ce genre de question obligatoire dans l’air du temps et se diriger vers des médias alternatifs et libres..

  105. Gilbert Duroux dit :

    Est-ce que le jeune homme « qui vote à gauche » et qui prétend à devenir journaliste s’est un jour posé des questions sur le fonctionnement des médias, la concentration des journaux dans quelques mains de banquiers ou marchands d’armes ou de béton, la précarisation galopante des journalistes (l’an dernier, plus de la moitié des cartes de presse ont été délivrées à des smicards). Mélenchon a un discours très structuré sur le sujet. Il est allé en discuter avec les élèves du CFJ. Et il n’éa pas manqué, comme il le fait régulièrement, de dire haut et fort son soutien aux pigistes précaires. Est-ce qu’au moins vous vous êtes renseigné sur ce qu’il avait à dire sur la question des médias au lieu de vous faire mousser à partir d’un épiphénomène (ce qui est une caractéristique du cirque médiatique dans lequel vous évoluez sans vous poser de question, visiblement) ?
    C’est tellement plus facile de dire que « Mélenchon, il fait rien que taper sur les journalistes ».

  106. Jean Luc dit :

    Bah ! Tout le monde est content. Tu as fait de la pub à Mélenchon et Mélenchon t’en as fait. Allez roule ma poule ! De toute façon il n’y a rien à tirer de votre sale corporation de médiacrates primaires !!! JE RIGOLE. C’était une blague. Alalala !! Et puis il vaut mieux un Mélenchon qu’action directe. Tu verras un jour Mélenchon il nous manquera ! Au moins on se marrait bien avec lui. Et puis parfois c’est pas trop con ce qu’il dit.

  107. Gilbert Duroux dit :

    Pourquoi avez-vous censuré mon commentaire, qui était très mesuré ?

    • Felix Briaud dit :

      Je n’ai rien censuré du tout. Je n’ai simplement pas approuvé de commentaires depuis deux jours parce que je ne suis pas 24/24 devant mon ordi. Cordialement.

  108. Jonathan L. dit :

    Bonjour

    Je n’ai pas de carte au PG mais soutiens Mélenchon dans son combat, et ce malgré avoir eu de prime abord cette image sulfureuse que ce genre d’altercation mais je trouve aussi que sa réaction est parfaitement compréhensible, surtout pour vous. Ne le prenez pas mal, mais il vous a très certainement surestimé dans cette situation, en pensant que vous aviez très bien compris qu’il parlait de ce sujet comme un mauvais exemple.

    La deuxième vidéo montre clairement qu’il s’agissait non pas de la personne mais du métier, dont les grandes sphères sont aujourd’hui des zombies décérébrées.

    Merci de votre témoignage.

  109. le Prolo du Biolo dit :

    Vos explications alambiquées sont belles et bonnes, mais ne correspondent hélas pas trop à la réalité et sont bien peu convaincantes.
    Ainsi qu’en témoigne cette autre vidéo prise par un autre témoin de la scène et qui donne une vision moins tronquée et moins arrangée que la vôtre, et sans doute plus digne d’un vrai journaliste.

    http://dai.ly/gBlEkz

  110. Thomas dit :

    M. Briaud, vous dites que M. Mélenchon manque de respect aux prostitués ?! Mais vous n’avez pas trouvé vos propos ignobles ? Vous militez à demi-mots pour la réouverture des maisons closes « car elles sont dans les bois actuellement », mais vous êtes donc pour légaliser et institutionnaliser la prostitution ? Désolé mais je pense que ce qu’a voulu dire Jean-Luc Mélenchon, c’est que c’est complètement pourri et indécent de donner un dilemme aux gens : soit le trottoir, soit les maisons closes.
    Une société sans prostitution, bordel, ça ne vous a jamais frisé l’esprit ?
    Quant à faire votre choqué de salon « oulahlah le grand méchant JLM parle de putes au lieu de péripatéticiennes », mais bordel non ce n’est pas un métier, la prostitution n’est pas respectable, c’est un crime contre ces femmes, c’est de l’esclavage, un archaïsme qui n’a que trop duré dans nos sociétés. Ces femmes sont des victimes, et franchement si elles avaient un boulot et de quoi manger, croyez-vous qu’elles iraient faire ça ?
    Les « consommateurs respectueux », non merci !
    Il faut appeler les choses par leur nom et arrêter cette hypocrisie du « tout se vaut ».
    A quand un titre d’une chronique de F. Briaud intitulée : « face à la précarité du CDD, rétablir l’esclavage ? » La prostitution doit être INTERDITE ! S’adresser à un humaniste authentiquement de gauche (pas un bobo qui croit qu’être de gauche c’est fumer un joint, avec les cheveux décoiffés et trois poils de barbe) et lui proposer une telle alternative entre l’esclavage organisé et la violence illégale, c’est très agaçant. En tant normal il aurait pris le temps d’expliquer je pense, mais là il a réagi humainement, avec les tripes. C’est complètement POURRI de prétendre ouvrir des maisons closes. Quelle horreur… Il faut abolir la prostitution. Point.
    Je vous invite à visiter ce site : http://www.mouvementdunid.org/ à prendre un peu de recul et à ne pas essayer de vous fortifier une image du « journaliste qui s’est fait Mélenchon ». De plus, si vous êtes tant sensible aux problèmes de la prostitution, de la gauche, de la crise dans les médias et des mutations de la presse, je pense que vous serez d’accord avec JLM sur pas mal de points.
    Sa façon de parler a été maladroite, blessante et peu habile. Mais il faut aussi relativiser. C’est un homme de caractère, un homme du sud, qui s’exprime avec passion et ferveur, parfois en s’emportant et en étant un peu trop sanguin, mais quand on vient d’un milieu populaire et qu’on habite dans le sud, on trouve ça déjà beaucoup moins choquant que dans votre petit cocon bobo-parisien. Je ne dis pas ça méchamment mais c’est un point de vue qu’on partage avec mes amis (de droite comme de gauche, mais aussi beaucoup d’apolitiques, quand nous parlons de cette vidéo).

    Cessez ces querelles d’étudiant post-pubère, il me semble que vous êtes devenu journaliste entre-temps. Vous avez beaucoup de qualité, prenez de la hauteur, vous avez du potentiel, M. Briaud.

    En espérant vous voir prendre « de la bouteille » dans les semaines à venir et au plaisir de vous lire ou de vous entendre.
    Mieux vaut une bonne engueulade entre gens sincères qu’un bal de faux culs. Ne soyez pas rancunier, je pense qu’il est des hommes politiques bien plus aimables et mielleux que Mélenchon mais qui sont beaucoup moins dignes et respectueux en privé ou par leurs actes politiques.

    • Felix Briaud dit :

      Vous militez à demi-mots pour la réouverture des maisons closes « car elles sont dans les bois actuellement », mais vous êtes donc pour légaliser et institutionnaliser la prostitution ?
      Je ne fais à aucun moment du militantisme pour la réouverture des maisons closes ; c’est totalement absurde de penser cela. Lors d’une interview avec un politique, un journaliste est davantage là pour rétorquer à son interlocuteur que pour accompagner sa pensée.

      Une société sans prostitution, bordel, ça ne vous a jamais frisé l’esprit ?
      Ah bah si, bien sûr. Une société sans misère, aussi. Vous avez la solution ?

      la prostitution (…) est un crime contre ces femmes, c’est de l’esclavage, un archaïsme qui n’a que trop duré dans nos sociétés.
      Presque entièrement d’accord avec vous…sauf sur le fait de dire que les sociétés qui l’encadrent sont archaïques. L’Allemagne, les Pays-Bas, la Turquie, l’Autriche, la Suisse sont-ils donc des pays archaïques ? C’est un peu plus compliqué que ça, à mon sens.
      Et en attendant, cela fait une éternité que le phénomène existe. Alors que fait-on pour que s’assurer que ce fléau ne soit pas plus dramatique qu’il ne l’est déjà ?

      C’est un homme de caractère, un homme du sud, qui s’exprime avec passion et ferveur, parfois en s’emportant et en étant un peu trop sanguin
      Argument irrecevable, désolé ! Je connais plein de gens du sud qui sont très zen…

      Mieux vaut une bonne engueulade entre gens sincères qu’un bal de faux culs
      Je ne suis pas contre, à condition que les deux parties se parlent avec respect. On peut s’engueuler sans dire des choses blessantes.

  111. Benjamin dit :

    mais on « entend » que toi pour reprendre le titre de ton blog …

    en résumé ta pensée, c’est « Mr Mélenchon est un gros malpoli, pas très respectueux des grands-parents … il est pas gentil avec les journalistes … il est très méchant » … « en plus il a dit qu’il s’en fichait des prostitués quand je lui posais la question ! on le voit sur ma bande, c’est pas bien »

    quelle magnifique contribution tu fais au journalisme mainstream le plus fade : on regrette que tu n’aies même (encore) pas l’excuse de la position sociale
    Mais enfin, avec un peu de chance, tu vas être ré-invité au grand journal, et cette fois tu vas accepter, et faire le coup « oui pendant un an, j’ai voulu rester dans l’ombre et j’ai tellement souffert … »

    • Felix Briaud dit :

      Si ça vous plaît d’être enfermé dans tant de certitudes, que voulez-vous que j’y fasse ?

      Et sinon, je n’ai pas compris votre phrase :

      on regrette que tu n’aies même (encore) pas l’excuse de la position sociale

      Si vous voulez expliquer, be my guest.

      • Benjamin dit :

        pour te répondre, je te cite :  » Il me paraît difficile de reprocher à un journal populaire comme « Le Parisien » de s’adresser à son lectorat ; si le quotidien avait effectivement parlé de politique en « Une » toute la semaine, il est probable que cela s’en serait ressenti au niveau des ventes ».

        Ce que j’entends par position sociale : si encore tu avais des responsabilités, je ne sais pas « d’actionnaire principal », pour reprendre une célèbre expression, je comprendrai, par ta position (ce qui ne revient pas à « excuser », n’en déplaise à Alain Finkielkraut) tes soucis d’anticipation des ventes, de la politique de satisfaction (supposée !) des goûts (encore plus supposés) des lecteurs d’un journal que tu dis « populaire » …
        mais non … tu débutes … j’osais espérer que tu montes un blog pour mettre en débat ce que faire du journalisme peut signifier … que tu veuilles « réformer de l’intérieur » ce cela va de soi de la « satisfaction du client-lecteur » …

        tel était mon propos, rien d’insultant, pas de quoi « vomir son 4 heures … »

        à ce compte, on devrait être heureux que TF1 hiérarchise son info en arbitrant en faveur des faits divers et M6 ses soirées à demi porno, sinon « cela se ressentirait » sur l’audimat …

        quant au « populaire », vaste sujet ! Mais, je ne pense pas qu’on ne puisse jamais se satisfaire d’un raisonnement du type : « ça vend, ce qui veut dire que les gens sont contents … » et pire encore : « ça veut dire que les gens ne veulent pas plus de politique … »

        Tu peux prendre ça comme une certitude, c’est en tout cas une prise de position (mais, promis !, je n’en ferai pas tout un blog …).

        Comme Mélenchon prend aussi des positions et d’ailleurs, au moins, tu as permis sa conf’au CFPJ, où il explique ce que peut apporter une critique des médias …

        Voilà (je parle de la conf’ de mélenchon) ce qu’il faudrait qu’on entende, car les jérémiades sur le thème « il est très très méchant » : tu ne pourras me dire que c’est quelque chose que tu n’entends jamais …
        Je passe sur le comportement « irréprochable » que tu attends des hommes politiques: as-tu regardé un peu à côté ? il y a plus urgent je crois …

        allez et je ne souhaite pas que le titre de ton blog « personne n’entendra » s’applique à ta pensée !

      • Felix Briaud dit :

        Le problème, c’est que je ne connais pas beaucoup de sujets auxquels « Le Parisien » consacre sa « Une » deux jours de suite. C’était pourtant le cas pour le premier tour des élections régionales, le 14 mars 2010. Les 15 et 16 mars, ce sont les élections régionales qui ont fait la « Une » du quotidien.

        D’autre part, je ne t’apprends rien en te disant qu’un des soucis internes à un organe de presse privé (surtout avec la crise actuelle dans les médias), c’est de survivre. Est-ce scandaleux que « Le Parisien » se soucie de sa viabilité financière ? Non. Car derrière tout cela, il y a notamment la question des emplois (de journaliste, d’infographiste, de secrétaire de rédaction, d’ouvrier de rotatives…bref, pas mal de gens et leurs familles, donc).

        Quant à l’expression « journal populaire », on m’a reproché son utilisation dans d’autres commentaires. Vaste blague… je crois que ça dérange les gens que j’emploie cette expression avant tout parce que je suis diplômé de l’école de journalisme de Sciences Po bouh-la-méchante-élite-qui-complote-contre-le-peuple.

        En revanche, Jean-Luc Mélenchon, lui, a tout à fait le droit d’employer les expressions « électorat populaire », « classes populaires », etc. Dans sa bouche, ça devient presque du Ronsard. Étrange, non ?

        Mon objectif n’est pas de perpétuer ma réputation de l’étudiant en journalisme que Mélenchon a engueulé. Ce n’est pas non plus de défendre ma « corporation » à tout prix.

        J’ai, bien entendu, mon idée sur l’importance de telle ou telle information. En l’occurrence, je l’ai déjà dit, le débat sur la réouverture des maisons closes ne me semble pas du tout illégitime. Mais, par ailleurs, je débute dans le métier, et juger le travail de mes consoeurs et confrères, alors que je suis sorti d’école depuis un an, serait un manque évident de modestie.

  112. Benjamin dit :

    Avant de n’être définitivement coulé dans le moule, et si tu as envie de décoller un peu le nez du guidon : intéresses-toi aux journalistes qui prennent en charge eux-mêmes la critique des (et dans les) médias; intéresses-toi à la sociologie du journalisme (que mélenchon maîtrise d’ailleurs plutôt bien) et qui t’en apprendront sur « la chose » … (je ne fais pas référence au lexique propre aux maisons closes!), qui, si elles ne te feront pas « juger » arbitrairement tes confrères et consoeurs, te permettront de voir que les questions de « rentabilité économique » sont des enjeux de lutte au sein des organes de presse, et qu’elles peuvent se poser de plein de façons différentes : et que … peut-être à ta surprise tu verras que le modèle de l’équilibre financier dans le paysage de la presse française est à ce jour … le canard enchaîné ! et oui … jamais une seule publicité, ni un seul bulletin météo !
    Et puis sérieusement, si tu veux décoller … visionne la cette conf’ à sciences po du « grand méchant-lon » Jean-Luc (expression utilisée par Yan Barthès dans un de ses sketchs à l’ironie facile et politiquement nulle … du grand journal, notamment à la suite de tes péripéties …) : il parle bien de la distribution des emplois dans le journalisme, de la précarité des uns, et de l’opulence des autres : et il se fout (comme moi d’ailleurs) d’une prétendue théorie du complot… (ou même encore de la mauvaise image « a priori de Sciences Po ») … : il y a régulièrement, dans les organes de presse, de télévision ou de radio des grèves, des mouvements sociaux … des gens se battent pour défendre une certaine idée du métier … des hiérarchisations de l’information, des manières de traiter du politique … autant de questions, d’enjeux pratiques qui, loin du modèle stable et indiscutable du modèle « journalo-mmercial » qui connaît son « public » et hiérarchise son information comme on cible et élabore un produit marketing, sont des sujets à ouvrir et à mettre en débat ! à bon entendeur …

  113. gondalah dit :

    J’ai regardé les deux vidéos et je pense réellement que vous vous trompez dans votre interprétation.
    La deuxième vidéo est flagrante. On y voit un étudiant se montrer arrogant ou ignorant(?), se faire remettre à sa place par le prof. les mots sont dur mais vous semblez tellement entêté…
    Mélanchon parle clairement des maisons close comme étant un sujet secondaire au regard des élections régionales. Il souhaite exprimer son idée que les médias parlent plus souvent de sujet people que du fond.
    Et vous prenez tout au premier degrés… vous perdez le fil de votre interview.
    vous voyant déstabiliser il essaye même de vous l’expliquer gentiment.
    Mais vous êtes vexé. Vexé!!!
    A votre âge!!!
    En relançant ce débat vous êtes en train de vous discréditer.
    Cessez donc et redescendez de votre piedestal

  114. Camille dit :

    Malheureusement tu es completement discrédité par la deuxieme vidéo, filmé par un autre individu, où on y voit un Melenchon t’expliquer clairement sa réaction ; et ca tu n’en faisais pas état avant que cette vidéo se retrouve sur internet… c’est de la malhonnéteté intélectuelle!
    Comment peux tu dire que quand tu fais ton métier de journalisme tu mets tes convictions politques de coté? Tout est politique dans la vie! A ce rythme là tu finiras journaliste au service obsèques de Ouest France si tu ne veux t’exposer plus…
    je te salue.
    Camille.

    • Felix Briaud dit :

      Premièrement, vous conviendrez, je l’espère, que lorsqu’on se fait incendier de la sorte, comme je le montrais dans ma vidéo publiée il y a un an, ce qui se passe après marque relativement peu votre esprit. D’autant que je ne l’avais pas filmé, et que je ne l’avais donc pas dans les rushes que j’ai visionné par la suite.

      Deuxièmement, si j’avais vraiment voulu être malhonnête intellectuellement et avais voulu laisser de côté l’engueulade vue par une autre caméra, l’aurais-je rajoutée à la fin de mon billet comme je l’ai fait il y a quelques jours ? D’ailleurs, comme certains l’ont fait remarquer, c’est étrange, cette façon qu’a Jean-Luc Mélenchon de se calmer dès que la caméra s’éteint…

      Et enfin, non, je ne crois pas que tout soit politique, dans la vie. Peut-être est-ce parce que vous êtes militante que vous dites cela…mais permettez qu’il y ait une autre façon de voir les choses (à titre personnel, je pense que « tout », s’il fallait vraiment simplifier ainsi, est davantage économique que politique).

      Cordialement.

Les commentaires sont fermés.